Le conseil de la MRC du Val-Saint-François ne recule pas !
Par Ghislain Allard
Journaliste
Richmond — Malgré l’opposition de certains citoyens, les membres du conseil de la MRC du Val-Saint-François ont décidé de maintenir la taxe de 35 $ sur l’immatriculation visant à améliorer le service de transport adapté et collectif.
Le mercredi 18 mars, plus d’une trentaine de citoyens se sont présentés à la séance du conseil de la MRC pour y déposer une pétition de 1545 signatures démontrant leur opposition à cette taxe de 35 $ sur les immatriculations qui doit être appliquée dès janvier 2027.
C’est sur division que la taxe de 35 $ sur l’immatriculation des véhicules de promenade (TIV) avait été approuvée lors de la séance du 21 janvier de la MRC du Val-Saint-François.
Trois maires s’y étaient alors opposés : Alexandre Roy, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton, Etienne-Alexis Boucher, maire de Stoke, et Patrick Bernier, maire de Val-Joli.
« Le budget provincial déposé le 18 mars par le gouvernement du Québec ne contient aucun budget additionnel pour soutenir le financement du transport adapté et collectif en région. Ça vient réaffirmer que nous devons faire des choix financiers pour assurer le maintien d’un service pour notre territoire. À titre d’exemple, nous devons renouveler l’entente de service avec le transporteur pour l’an prochain et nous aurons un manque à gagner de quelque 600 000 $ pour 2027. C’est une hausse significative, uniquement pour le maintien du service actuel. Pour améliorer et développer notre service, nous n’avons pas le choix de le financer et la TIV est le moyen choisi par une majorité des membres du conseil de la MRC. » précise Pierre Tétrault, préfet de la MRC du Val-Saint-François et maire de Valcourt.
Selon le préfet, les demandes formulées dans la pétition citoyenne correspondent précisément aux améliorations que le conseil souhaite mettre en œuvre grâce à la taxe sur l’immatriculation des véhicules de promenade (TIV), soit d’améliorer les horaires pour les travailleurs, les aînés et les étudiants, de revoir la localisation des arrêts, d’augmenter les plages horaires disponibles (soirs et fins de semaine) et de permettre un délai de réservation plus court que 24 h, entre autres.
« Il n’était pas question que l’on remettre en cause ce point-là. Ils ont voulu faire une pétition, mais une résolution avait déjà été adoptée. Nous avons décidé que la taxe sur l’immatriculation était la meilleure formule. Ça fait deux ans que nous analysons les différentes possibilités. Surtout que nous pourrons maintenant diviser les coûts entre plusieurs MRC, dont le 202 000 $ imposé par la SAAQ pour l’ouverture du dossier. Mais nous ne pouvons pas faire plaisir à tout le monde », de dire M. Tétrault.
Selon lui, la MRC des Sources a déjà investi un peu plus dans le transport collectif. Elle a enregistré une augmentation de 60 % des utilisateurs. « L’automne passé, nous avons mis en place un autobus entre Windsor et Valcourt. Nous avons eu une augmentation de 27 % de l’utilisation. Ça démontre qu’il y a un intérêt », affirme le préfet.
M. Tétrault souligne que la MRC demandera aussi la collaboration des entreprises de la région pour financer le transport collectif.
Le préfet déplore que le tiers des gens qui ont signé la pétition ne sont par la MRC du Val-Saint-François. « Il y a des gens d’Ottawa, de Montréal et d’un peu partout. Quand tu n’es pas de la région, on ne te considère pas », termine M. Tétrault.
