Saint-François et Innoplex mettent sur pied un comité de vigilance
Saint-François-Xavier-de-Brompton – Afin d’assurer la viabilité de l’approvisionnement en eau pendant le projet de la construction de la rue des Cerfs et après sa mise en place minimalement pendant deux ans, la municipalité de Saint-François-Xavier-de-Brompton et le promoteur Innoplex ont mis sur pied le premier comité de vigilance du Québec.
Ce comité est né à la suite d’un engagement du promoteur, lors de la séance de présentation des résultats de l’étude hydrogéologique tenue le 8 mai 2025, de le créer. Ce comité, composé des citoyens Denis Demers et Daniel Ouellette, du maire Alexandre Roy, de la conseillère du district Cheryl Labrie, de la directrice du développement des affaires chez Innoplex Reine Gereige, de l’hydrogéologue Jean-Philippe Tremblay de la firme LNA Environnement ainsi que de la directrice générale greffière-trésorière Jacynthe Bourget et du directeur des services techniques Frédérick Bernier qui agiront à titre de personnes-ressources, a tenu sa première réunion le lundi 15 juin.
« Lors des deux rencontres d’information publique sur le projet tenues le 20 juin 2022 et le 26 août 2024, de même que lors de la présentation des résultats de l’étude hydrogéologique du 8 mai 2025, les citoyens nous ont exprimé clairement leurs préoccupations quant à l’enjeu de l’approvisionnement en eau. Ils nous ont également réitéré leur message à chacune des séances du conseil qui s’est tenu depuis 2022. Ces craintes, nous les partageons, car, avant d’être élus, nous sommes citoyens de la Municipalité et nous aussi, nous avons un puits. Le promoteur, Innoplex, les partage aussi, puisque, comme Mme Gereige l’a mentionné à plusieurs reprises, ce n’est pas dans son intérêt d’avoir des logements qui ne peuvent plus être alimentés en eau. Le but de ce comité est d’assurer une vigilance sur les impacts et les préjudices possibles du projet de la rue des Cerfs, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en eau », raconte le maire, Alexandre Roy.
Hydrogéologue représentant la firme Laforest Nova Aqua inc. (LNA), Jean-Philippe Tremblay a proposé, à la suite de l’étude hydrogéologique réalisée par LNA, la mise sur pied de ce comité de vigilance afin de permettre un lieu d’échange d’informations techniques entre le promoteur, la municipalité et les citoyens concernés par les impacts sur les eaux souterraines du projet de développement résidentiel. L’ensemble des intervenants a adhéré à la proposition, faisant de ce comité une collaboration novatrice en la matière.
Puisqu’il s’agissait d’une première rencontre du Comité de vigilance, les membres en ont profité pour se donner des objectifs, dont le principal est d’assurer la viabilité de l’alimentation en eau des résidents du secteur pendant le projet et après sa mise en place, minimalement pour une période de deux ans.
« Éventuellement, on va convenir d’une date de fin. Cependant, pour l’instant, on parle de minimalement de deux ans après la fin du projet, qui signifie « une fois que tous les logements du projet seront occupés ». Cela va permettre de mesurer les impacts et les préjudices malgré les variations de l’approvisionnement en eau dû aux saisons, aux fortes pluies, aux canicules, etc. », ajoute le citoyen Denis Demers.
Pour le citoyen Daniel Ouellette, obtenir un état de situation des requêtes et leur suivi est important. « En tant que porte-parole des citoyens qui nous ont délégués à ce Comité, M. Denis Demers et moi-même, c’est essentiel de pouvoir suivre l’évolution des données entre les différentes étapes du projet afin de pouvoir être vigilants et inciter le promoteur et ses partenaires à intervenir rapidement, si besoin est. En tant que membres du Comité, nous pourrons également effectuer des recommandations. »
« Oui, identifier une dizaine de puits et les caractériser en qualité et en quantité pour pouvoir effectuer un suivi dès maintenant jusqu’à la fin du projet, ce sont des sommes à investir. Cependant, nous sommes un promoteur de bonne foi et, comme les citoyens, nous voulons que la ressource en eau soit protégée. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que notre projet de construction de neuf immeubles de 12 logements s’effectuera en phase : pour nous permettre de suivre, d’évaluer et de moduler, si nécessaire », conclut la directrice du développement des affaires de Innoplex, Reine Gereige, qui rappelle qu’une étude de la capacité de la nappe phréatique (étude hydrogéologique) a été réalisée avant de poursuivre les démarches du projet.
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