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Service incendie à Saint-Denis

Une pétition de 741 signatures exige la tenue d’un référendum

durée 18 juin 2022 | 04h00
Par Ghislain Allard

Journaliste

Saint-Denis-de-Brompton – Le Comité d’opposition de Saint-Denis-de-Brompton a déposé, lors de la séance régulière du conseil municipal du 6 juin, une pétition de 741 signatures réclamant un référendum sur la question de la desserte complète de son territoire en matière d’incendie par la Ville de Sherbrooke. 

« L’objectif était de faire savoir à la population que le Conseil municipal refuse de faire preuve de transparence, consulter ou même d’informer adéquatement sa population avant de prendre une décision affectant irrémédiablement leur sécurité », mentionne le Comité dans un communiqué. 

Michel Inkel, un des instigateurs du Comité d’opposition de Saint-Denis-de-Brompton, est sorti de la séance quelque peu déçu. « C’est décevant autant que d’habitude. Le maire est visiblement tanné d’avoir des questions sur le sujet. Nous avons remis la pétition. Personne n’a sourcillé ; personne n’a rien dit », a souligné M. Inkel, au lendemain du dépôt de la pétition.

Cette pétition a été lancée le 10 mai. « Cette action est en réponse à la précipitation et au manque de transparence de la municipalité de Saint-Denis dans son projet d’entente intermunicipale de 20 ans visant la desserte complète de son territoire par la Ville de Sherbrooke en matière d’incendie et des premiers répondants dès le 1er janvier 2023 », soutient le Comité, en insistant sur le fait que le nombre de signataires de la pétition correspond à 32 % de la population adulte à Saint-Denis-de-Brompton.

Selon les membres du comité, comme lors de la séance d’information du 16 mai organisé par la municipalité, la presque totalité des signataires rencontrées ne comprennent pas pourquoi les élus agissent de la sorte sans les consulter et avec empressement, ou à tout le moins, sans les informer adéquatement.

« Même si la tenue d’un référendum n’est pas requise légalement, nous jugeons qu’elle l’est moralement », de dire le Comité. 

Selon eux, lors de sa campagne électorale de l’automne dernier, le maire actuel Daniel Veilleux avait promis que les citoyens de Saint-Denis seraient consultés à ce sujet. 

« Comme cela a été encore affirmé, le nouveau maire et son conseil ont établi qu’ils ont été élus pour prendre des décisions, et c’est ce qu’ils font. Nous comprenons qu’à leurs yeux, leurs concitoyens ne méritent pas de prendre eux-mêmes une décision aussi importante et définitive, qui affectera directement pour l’avenir leur sécurité physique, leur bien matériel, et leur sentiment de confiance générale dans leurs représentants municipaux », mentionne-t-on.

En revanche, si la municipalité démontre un peu plus d’ouverture, l’idée du référendum pourrait être abandonnée. « Si les élus nous fournissent l’étude qu’ils ont entre les mains ; si la municipalité met en place un véritable processus de consultation, nous sommes totalement ouverts à ça. Il faudra alors que les autorités municipales nous donnent la vraie information », termine M. Inkel.

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