Le travail de protection se poursuit au lac Trois-Lacs
La plante aquatique myriophylle à épi a été identifiée au lac Trois-Lacs.
Asbestos (SM) - Alors que le projet de désherbage du lac Trois-Lacs débuté l’an dernier se poursuit, l’Association des Résidants des Trois-Lacs a profité de cette occasion pour faire une étude de caractérisation sommaire des espèces exotiques envahissantes sur le plan d’eau.
Les premières plantes envahissantes ont été répertoriées lors d’un projet de désherbage du côté d’Asbestos en août 2016. Par la suite, l’ARTL a mandaté une biologiste afin de faire une observation sommaire sur l’ensemble du pourtour du plan d’eau. Après avoir remis ce rapport sommaire d’inventaire des plantes envahissantes à la Régie intermunicipale de Restauration et de Préservation des Trois-Lacs , celle-ci a décidé au printemps dernier de procéder à une caractérisation complète du lac afin de répertorier l’étendue du myriophylle à épi et du potamot crépu et de procéder aux interventions nécessaires afin d’en assurer le suivi adéquat.
Rappelons que le myriophylle à épi surnommé « plante Zombie » est la plante aquatique envahissante la plus répandue en Estrie. Son grand potentiel d’adaptabilité lui permet de prospérer rapidement et de nuire à la faune et la flore aquatique.
«On dit qu’elle peut coloniser rapidement un plan d’eau jusqu’à quatre mètres de profondeur d’eau. Attention, 4 mètres c’est la profondeur moyenne de notre lac. Si jamais elle colonisait toutes nos surfaces de moins de 4 mètres, ce ne serait plus un plan d’eau, mais un plan de myriophylle», ajoute M. Gouin.
La propagation d’un lac à l’autre se fait par l’activité humaine. La plante s’accroche aux hélices de moteur, aux remorques, aux canots, kayacs, aux articles de pêche, aux avirons, etc. et est relâchée lors de la remise à l’eau de l’embarcation.
À ce stade-ci, l’ARTL souhaite sensibiliser les utilisateurs aux descentes à bateaux en distribuant un fascicule explicatif. Les stations de lavage, mises en place pour lutter principalement contre les moules zébrées, ne sont pas encore envisagées.
«Les études démontrent que la meilleure façon de prévenir la propagation des plantes d’un lac à l’autre est la sensibilisation des utilisateurs et l’inspection des embarcations, accessoires, rames et remorques avant la mise à l’eau», conclut le président de l’ARTL.
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