Natif de Windsor, Jean Arel lance sa biographie
Par Ghislain Allard
Journaliste
Windsor — Natif de Windsor, Jean Arel a marqué le paysage médiatique et sportif en Estrie. Il vient tout juste de lancer sa biographie, « La voix de l’Estrie », racontant plus de 55 ans de carrière en journalisme.
Sous la plume du communicateur Louis Gosselin, c’est un voyage dans l’univers médiatique sherbrookois et estrien que propose le récit Jean Arel.
En entrevue avec le journal Actualités — L’Étincelle, M. Arel a généreusement ouvert son coffre à souvenirs, relatant certains moments marquants dans sa vie professionnelle.
Jean Arel est né à Windsor à l’hôpital Saint-Louis. « J’ai toujours été proche des gens de Windsor avec des activités organisées par Gisèle Duval, qui a été en quelque sorte mon mentor. Elle organisait des défilés de mode de la boutique Gisèle. C’est de cette façon que j’ai commencé comme annonceur », raconte le journaliste de Radio-Canada.
D’ailleurs, à l’école du Tournesol, une salle de presse porte le nom de Morin-Arel, pour Michel Morin et pour, bien sûr, Jean Arel.
Des étapes marquantes, il y en a eu beaucoup dans cette brillante carrière. Entre autres, il a décrit les matchs des Canadiens pendant trois ans à TVA en compagnie de l’analyste Bertrand Raymond du Journal de Montréal.
Il relate aussi la création du Mérite sportif de l’Estrie il y a 45 ans cette année. « J’ai donné beaucoup de temps à organiser cette activité-là. Les profits permettent d’aider les jeunes. C’est très certainement un fait saillant de ma carrière », de dire Jean Arel.
D’ailleurs, les revenus engendrés par la vente de sa biographie seront versés au Mérite sportif de l’Estrie.
Il se souvient aussi de son congédiement à la radio à l’âge de 58 ans. « J’étais alors très inquiet. Heureusement, j’ai entrepris une carrière à Radio-Canada. Ça fait maintenant 14 ans et j’y suis très bien », soutient le journaliste qui a été admis au Panthéon des sports de Sherbrooke
La tragédie de Lac-Mégantic demeure bien présente dans ses pensées. « J’étais là le matin du 6 juillet 2013. Je suis resté là durant 17 jours. Nous en avons produit des reportages. Je suis fier de ce que j’ai fait. Humainement parlant, ce n’était pas évident. Mais il y a eu des personnes extraordinaires, comme l’ancienne mairesse Colette Roy-Laroche et comme le prêtre Steve Lemay, qui est devenu un ami », relate Jean Arel.
« Dans mes souvenirs, poursuit-il, il y a aussi un meurtre à Windsor que j’avais couvert pour La Tribune dans les années 1970. Un homme avait tué ses enfants et sa conjointe sur la rue Watopeka. J’avais trouvé ça très difficile », de dire M. Arel.
Il avoue par ailleurs avoir eu de la difficulté à s’adapter aux changements technologiques rapides imposés dans son milieu de travail. « Chaque mois, il y avait quelque chose de nouveau. Heureusement, il y a eu des gens pour m’aider », mentionne celui qui a commencé à travailler sur les machines à écrire mécaniques…
Au départ, le journaliste de Radio-Canada ne voulait rien savoir d’une biographie à son sujet. « C’est pour les grands de ce monde, comme Nelson Mandela. Des amis m’ont alors dit qu’ils étaient pour payer l’impression du livre et l’auteur. Et les revenus générés par la vente du livre iront au Mérite sportif. Dans ces conditions, j’ai accepté », souligne-t-il.
D’ailleurs, grâce à cette biographie, il s’attend à ce que plusieurs milliers de dollars soient remis aux athlètes de la région. « Dans ce livre, il y a aussi toute l’histoire des médias de la région. Mes petits-fils seront sans doute fiers de ça plus tard », termine Jean Arel.
