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Raynald Dodier nous concocte un roman policier participatif

durée 5 septembre 2021 | 04h00
Par Sarah Ferland-Tétrault

Journaliste

Val-des-Sources (SFT) — Lors de son écoute de l’émission Tout le monde en parle au printemps de 2020, monsieur Dodier a été frappé par l’affirmation d’une invitée d’alors, Jeannette Bertrand. La dame avait fortement incité les personnes âgées à vivre leur isolement de façon positive, en prenant le temps d’écrire des histoires, la leur ou des fictions, tant qu’ils écrivaient. Cette affirmation a fait écho à un besoin d’immortaliser une partie de l’histoire de la ville D’Asbestos, maintenant nommée Val-des-Sources. L’intrigue se déroule donc en 1966 et quoique fictive, on peut y retrouver bon nombre de références historiques. 

« À cette époque, la compagnie minière Canadian John’s Manville était en plein essor avec tout près de 2400 travailleurs et la ville d’Asbestos était on peut ainsi dire à son apogée avec ses quelques 10 500 citoyens. », raconte monsieur Dodier, maintenant âgé de 79 ans. Il désirait faire un clin d’œil à sa communauté, qu’il a d’ailleurs toujours trouvé fort résiliente et dynamique. Il est aussi évident que l’auteur désirait rendre hommage aux milliers de travailleurs miniers ayant travaillé à la sueur de leur front. Il est très intéressant de mentionner une particularité de ce roman policier, ce que Raynald Dodier nomme comme étant un roman proactif. Il y a en effet inséré quelques pages blanches tout au long du roman, sur lesquelles le lecteur est invité à prendre des notes, écrire des indices, faires de déductions ou des hypothèses. 

Le lancement du livre a déjà été fait et il y avait 80 invités lui ayant fait l’honneur de se procurer une copie du livre, le roman étant d’ailleurs en consignation à la pharmacie Jean Coutu de Val-des-Sources et au Hamster Megaburo aussi à Val-des-Sources. Les ventes se déroulent bien, comme l’histoire touche directement la communauté et ses racines qui ne seront certainement pas reniées de ci tôt. Monsieur Dodier espère inspirer d’autres citoyens à faire de même, en écrivant des histoires, en racontant la leur, la nôtre ou quelque chose de complètement fantasque. Au début de son roman, il a d’ailleurs mis une belle pensée de Paul Éluard qui se lit comme suit ;

« Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur, rien d’autre. »

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