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La Maison des Arts et de la Culture remets des prix.

Sherbrooke– Le vendredi 20 août 11 h, à la Maison des arts et de la culture de Brompton, devant public, a été dévoilé le prix du public Desjardins de la troisième édition des Jardins réinventés de la Saint-François. Le jardin favori du public a été Pousse vers… réalisé par l’artiste Guillaume Tardif de Québec. Il se mérite une bourse de 500 $ qui lui a été remise par M. Yavan Graillon de la caisse d’économie des cantons Desjardins ainsi que M. André Blouin de la caisse du Nord Desjardins. Plus de 160 personnes ont voté pour ce jardin tandis que 500 personnes votaient au cours de l’été. À ce jour plus de 1700 visiteurs ont foulé le sentier des Jardins réinventés de la Saint-François. L’événement se termine ce dimanche 29 août.

Pousse vers…
L’empreinte digitale, c’est la représentation ultime de l’individualité, une notion sacrée dans nos sociétés occidentales. Dans ce jardin sculptural, je m’approprie le motif de ces sillons minuscules pour évoquer les liens qui existent entre les gestes que nous posons au quotidien et leurs impacts sur le territoire que nous habitons.

Au cours de l’été, les visiteurs verront ce jardin changer lentement d’apparence. Au fil des heures, la lumière traversant la sculpture créera un jeu d’ombres se déplaçant sur le sol. Au fil des semaines, des plantes semées en début de saison fleuriront pour remplir progressivement les sillons creusés dans la terre.

Guillaume Tardif
Je suis un artiste visuel qui vit et travaille à Québec. Dans ma démarche, je m'intéresse à ce que je nomme les 'objets morts'. Pour moi, ce sont des rebuts, des objets ou fragments d'objets qui se retrouvent dans mon environnement immédiat. Je les découvre au hasard de mes déplacements quotidiens, et suis fasciné par leur couleur, leur forme, leur texture. Plusieurs de ces objets ont la particularité d'être abandonné là où ils ont cessé leur 'vie utile'.

Les plus beaux exemples sont ces plaques de systèmes d'échappement que je ramasse et avec lesquelles je travaille depuis 2006. Ces plaques, lorsque trop rouillées, se détachent des voitures, se font écraser par la circulation automobile et restent en bordure des routes. Ce sont les attributs de cette matière à l'abandon, de ces collections d'objets rebuts que je transforme afin de donner corps à une réalité qui n’a d’utilité que ses propriétés esthétiques. Les objets fabriqués à la chaîne, dans un environnement industriel, sont détournés de leur fonction première et acquièrent une identité, une nouvelle singularité. Par des déformations directes, des assemblages, je manipule ces objets morts, les sors de leur anonymat et les dote d’un mandat nouveau. L'art nourri de résidus ou d’objets inutiles ressuscite-t-il ces rebuts? Quelle part de ceux-ci existe encore dans le projet esthétique? Comment leurs qualités visuelles et symboliques contribuent-elles à une oeuvre? Voilà quelques-unes des questions qui alimentent ma recherche artistique.

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