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L’Aféas revendique une Journée nationale du travail invisible

Le travail invisible soutient l’économie, les structures d’emploi et les normes sociales.
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Le travail invisible soutient l’économie, les structures d’emploi et les normes sociales.

Val-Saint-François — Depuis près de 25 ans, des organisations demandent au gouvernement fédéral de reconnaître officiellement le premier mardi d’avril comme la Journée nationale du travail invisible. Dans ce sens, l’Association féministe d’éducation et d’action sociale (Aféas) de Racine et de Saint-Denis-de-Brompton ont organisé une marche.

Le 1er avril dernier, partis du marché Locavore situé à Racine, les participants ont marché pour mettre en lumière ce travail essentiel, réalisé au quotidien sans rémunération, mais fait avec passion et dévouement. Plus de 160 personnes ont pris part à l’activité de revendication.

Le travail invisible — ce travail non rémunéré qui comprend les soins aux proches, la gestion du foyer et l’engagement communautaire — soutient l’économie, les structures d’emploi et les normes sociales. Pourtant, il reste largement ignoré. Une étude réalisée en 2022 a estimé que, si le travail domestique non rémunéré était rémunéré au prix du marché, il représenterait jusqu’à 860 milliards de dollars par an au Canada. Malgré cela, les politiques publiques continuent de minimiser son importance économique.

« Le travail invisible, qui est majoritairement effectué par les femmes, demeure peu reconnu. Nous souhaitons donc réaffirmer notre engagement envers la sensibilisation et la promotion d’une reconnaissance sociale et économique de ce travail essentiel dans notre société », a expliqué Marjolaine Larocque, présidente de l’Aféas régionale Estrie.

C’est pourquoi l’Aféas réclame des mesures fiscales, économiques et sociales pour mettre en place entre autres des crédits d’impôt et des prestations de remplacements du travail, pour reconnaitre et compenser le travail non rémunéré, dit invisible des femmes au Québec et au Canada.

Une étude de Statistiques Canada de 2022 estime la valeur du travail non rémunéré à 860 milliards de dollars par an. « Alors pourrait-on le comptabiliser officiellement et l’intégrer dans le produit intérieur brut », se demande Mme Larocque.

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