Incendie de Station Pizza
« Nous avons tout perdu ! »
Par Ghislain Allard
Journaliste
Windsor — Naomy Chouinard et sa sœur Yanilou ont tout perdu dans l’incendie de leur logement de la rue Principale Sud à Windsor. Dans ce sens, des proches ont mis sur pied une campagne de sociofinancement afin de leur venir en aide.
Elles habitaient au 76, rue Principale Sud, dans le même complexe commercial que le restaurant Station Pizza, entièrement détruit par les flammes le 25 janvier dernier.
« Je dormais. Je me suis fait réveiller par les pompiers. Ils m’ont alors dit d’évacuer immédiatement parce qu’il y avait un feu dans le bâtiment. Sans connaître l’ampleur de l’incendie, j’ai alors pris un manteau et mes bottes pour sortir et aller me stationner plus loin. Ma sœur était heureusement chez des amis. Je venais tout juste de me réveiller ; je ne savais pas trop ce qui se passait », raconte Naomy Chouinard, quelques jours après le sinistre.
Selon elle, le feu a pris dans le restaurant. « Il s’est propagé jusqu’à mon appartement à l’arrière. Le pire dans tout ça, c’est de perdre tous nos souvenirs, nos photos. Je suis partie en appartement à 16 ans. Je suis partie de rien. C’était vraiment ma fierté. Je m’étais remeublée. Mes électroménagers étaient neufs. Je m’étais installée confortablement pour faire mes études. Tout s’est écroulé en quelques heures », souligne avec tristesse l’étudiante pour devenir infirmière auxiliaire.
Elle travaillait aussi à temps partiel. « Dans les premières heures, nous avons rencontré les policiers et les ambulanciers. Nous avons regardé le feu jusqu’à 5 h 30 le matin. Le lendemain matin, nous avons eu l’aide de la Croix-Rouge. Nous avons reçu chacune une carte prépayée de 300 $ pour aller nous vêtir. Nous n’avions plus rien. De plus, nous avons été hébergés trois nuits au motel de la Gare à Richmond », précise Naomy Chouinard.
Elle était assurée, mais pas sa sœur. « Ce n’ai pas le matériel le pire. Tout se rachète. Il y a les souvenirs de tous ces moments passés dans cet appartement-là qui appartenait à ma mère. C’est très difficile pour tout le monde dans la famille », mentionne-t-elle.
Campagne
En parallèle, une campagne de sociofinancement a été mise sur pied par Sara Jolin, une amie d’enfance. « Ça nous dépanne vraiment ; l’argent des assurances peut prendre un certain temps. C’est vraiment apprécié de voir tout le monde nous supporter dans ces moments très difficiles. Ça fait du bien de se sentir entourée », de dire Naomy Chouinard.
Sara Jolin a été surprise par la générosité de la population. « Je ne pensais pas que les gens étaient pour embarquer à ce point. C’est vraiment gentil et généreux de leur part. On ne s’attendait pas à ça », soutient l’instigatrice de la campagne.
À l’heure de mettre sous presse, environ 4000 $ avaient été amassés.
