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Sûreté du Québec : Le poste Val-Saint-François dispose d’un système de reconnaissance des plaques d’immatriculation

durée 9 octobre 2012 | 07h51

Val-Saint-François (RC) – Depuis quelques semaines, une auto-patrouille du poste Val-Saint-François de la Sûreté du Québec est équipée du Système de reconnaissance des plaques d’immatriculation (SRPI). Ce nouvel équipement est muni de deux caméras et d’un terminal relié à l’ordinateur de bord. Que ce soit à l’arrêt ou en roulant, le système photographie la plaque de chacun des véhicules captés par le champ des caméras. Automatiquement, l’écran de l’ordinateur affiche le numéro d’immatriculation pendant que le terminal recueille les données. Si une alerte sonore se fait entendre au bout de quelques secondes, elle indique au patrouilleur qu’une infraction est inscrite au dossier du véhicule et de son propriétaire, ce qui permet aussitôt l’interception du véhicule.

Afin de montrer le fonctionnement et les caractéristiques du nouvel outil, l’agent Eddy Bertrand, accompagné de la porte-parole de la SQ en Estrie, Aurélie Guindon, ont quitté le poste de Richmond pour s’installer à l’embranchement de la route 116 et de la sortie donnant accès à l’autoroute 55. Le positionnement de l’auto-patrouille permettait aux caméras de photographier les véhicules roulant en direction d’Acton Vale ou de la 55. « La captation du numéro de plaque est aussi efficace la nuit que le jour. Seul la saleté ou un obstacle font parfois en sorte que le numéro est illisible. Lors d’une surveillance de la circulation, de 600 à 1000 numéros de plaques sont photographiés, dépendamment des heures de trafic. En moyenne, l’alerte sonne une fois sur 100 véhicules », constate Eddy Bertrand.

Sur la vingtaine de minutes passées en bordure de la 116 et de la sortie d’autoroute, 91 véhicules ont été photographiés sans que l’alerte se fasse entendre. M. Bertrand a cependant retenu l’un des numéros comme s’il s’agissait d’une alerte, démontrant la rapidité des données transmises au patrouilleur. Ces renseignements proviennent de la Société de l’assurance automobile du Québec et de la SQ. Ils permettent d’identifier les contrevenants pour des facteurs ayant trait à la validité du permis de conduire, à l’alcool au volant, au droit de circuler, aux permis impayés ou sanctionnés et à d’autres informations. Les données sont mises à jour à toutes les semaines.

Aurélie Guindon rappelle que le SRPI a été l’objet d’un projet-pilote du 1er août au 1er novembre 2008. « C’est une somme de 1 140 000 M $ qui a été allouée pour une période de trois mois dans les régions métropolitaines de Montréal et Québec ainsi qu’en Estrie, Chaudière-Appalaches, Outaouais, Mauricie, Centre-du-Québec et Montérégie. À la fin du projet-pilote, les policiers avaient émis 6533 constats d’infractions et saisi 862 véhicules. »

L’essai a été concluant puisqu’actuellement 85 des 119 postes de la Sûreté du Québec dispose d’au moins un véhicule doté d’un système de reconnaissance. Il en va de même pour les huit postes estriens, incluant celui rattaché à la surveillance des autoroutes. Ailleurs qu’au Québec, le SRPI est utilisé en Ontario, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis à New-York et l’État de la Californie.

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