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Tournoi Bantam. Michel Beaulieu garde toujours la passion pour les sports… et le hockey!

durée 10 février 2010 | 09h48

Windsor (RC) – Désigné par les responsables du Tournoi national bantam de Windsor (TNBW) à la présidence d’honneur de la 37e édition, Michel Beaulieu a accepté ce titre avec humilité et bonheur, heureux de représenter un événement qui le place à l’avant-scène d’un sport qu’il pratique encore avec intérêt et ce qu’il faut de passion pour continuer à jouer.

Michel Beaulieu a maintenant atteint le cap de la cinquantaine, ce qui ne l’empêche pas de jouer encore au sein de la ligue commerciale de hockey.

Depuis la création du circuit local au début des années 1980, il n’a pas raté une saison. Dès la fin du tournoi, le doyen de la ligue sera de nouveau sur la glace du Centre Lemay pour l’étape des éliminatoires. « J’aime encore le hockey et ce genre de ligue me donne l’occasion de jouer de façon compétitive. À chaque fin de saison, je réalise que j’ai la chance de jouer encore et j’espère toujours continuer le plus longtemps possible. »

Le joueur de centre, qui occupe cette position depuis ses débuts au hockey, maintient la forme en marchant quotidiennement à son travail et en faisant du vélo durant la belle saison. Le sport et l’activité physique sont pour lui un mode de vie qui s’est manifesté dès l’enfance, même s’il a grandi dans une famille où ses parents, ses sœurs et son frère n’étaient pas du tout sportifs.

Son père, Roger Beaulieu, mécanicien de métier et gérant chez l’ex-concessionnaire Brouillard à Sherbrooke, n’avait guère de temps à consacrer aux sports. Personne de la famille ne s’en plaignait, sauf le jeune Michel qui commençait à s’impatienter.

C’est finalement un peu sur le tard, à l’âge de 10 ans, qu’il débuta sa première saison de hockey. Il se signala dès le départ pour sa rapidité et un style de jeu intense au plan physique, raflant la première position chez les compteurs. L’étape du pee-wee le mena à la ligue intercité dès la deuxième année puis vint le bantam « Ce fut deux grosses années. Je jouais avec Daniel Langlois, mais il y avait aussi Serge Dubois, Réjean Cloutier et d’autres bons joueurs. Je me rappelle que nous avions gagné le tournoi de Granby durant deux années consécutives et que j’étais le meilleur compteur », se souvient Michel Beaulieu, qui retient également l’apport du frère Jean-Paul Labrecque. « C’était un bon entraîneur et il nous a encouragé Daniel (Langlois) et moi à bien progresser. »

Inspiré durant ces années par deux joueurs du Canadien de Montréal, Yvan Cournoyer et Jacques Lemaire, Michel Beaulieu évolua en classe midget durant une seule saison avant de passer au junior, rejoignant ainsi d’autres Windsorois, dont Luc Bachand, Pierre Dumas, Richard Corriveau, Daniel Verrette et Serge Guillemette. Prenant part à un camp junior A à Thetford Mines où il obtint une récolte de six buts en cumulant deux trucs du chapeau, l’entraîneur décida de le retrancher parce qu’il n’était pas assez grand. Dès lors, Michel Beaulieu réalisa le sort réservé à bien des joueurs de sa taille, peu importe la part du talent.

Malgré cet épisode, le jeune Windsorois évolua durant quatre ans chez les juniors jusqu’à l’âge limite de 20 ans. Il prit soins cependant de se munir d’un diplôme d’études professionnelles, ce qui allait lui permettre d’être engagé à l’ancienne usine Domtar comme machiniste à partir de 1978 et qu’il exerce encore, cette fois dans le nouveau complexe érigé à la fin des années 1980.

Après le junior, Michel Beaulieu demeura actif chez les seniors, à cette époque où les tournois Labatt 50 avaient la cote en Estrie. Gérald Pélissier et Yvon Pellerin étaient les organisateurs de ces tournois à Windsor. Le joueur de centre continua de se signaler, contribuant ainsi à décrocher quelques coupes Labatt. La vie familiale se profila cependant en compagnie de son épouse, Paulette Normandin, et Michel Beaulieu décida sans hésitation à faire ses choix  « Ce fut des bons moments dans le senior, mais les bagarres étaient courantes à l’époque et ça commençait à être difficile.

J’ai quand même pu continuer à joueur au hockey quand Marcel Bernier et Marc Morin ont démarré la ligue commerciale à Windsor et ça me suffisait amplement. »

Si Michel Beaulieu fut le seul enfant d’une famille peu sportive, il en fut autrement au sein de celle qu’il fonda avec sa compagne. Les deux enfants du couple, Yannick et Cynthia, n’ont pas tardé à suivre les traces du paternel, le premier faisant son chemin au hockey jusqu’au rang junior, en passant par quelques saisons de baseball mineur durant l’été. Militaire de carrière basé en Alberta, Yannick pratique toujours le hockey au sein de l’Armée et encore cette année, il prend part aux qualifications du Reb Bull Crashed Ice en vue des compétitions à Québec. Quant à Cynthia qui s’affirma tout d’abord en patinage de vitesse, c’est dans les courses de vélo qu’elle laissa sa marque, décrochant le championnat canadien sur piste et récoltant plusieurs médailles aux Jeux du Québec.

Durant ces années où les enfants grandissaient, Michel Beaulieu trouva le temps de s’impliquer auprès des jeunes évoluant au hockey mineur. À titre d’entraîneur ou d’adjoint, il pilota toutes les catégories dont une équipe pee-wee CC qui remporta trois tournois et une formation qui décrocha les honneurs du National bantam de Windsor.

Comme les autres présidents d’honneur qui l’ont précédé au cours des dernières années, Michel Beaulieu est de ceux qui ont concrétisé et favorisé la pratique du hockey à Windsor, à la fois comme joueur et comme bénévole oeuvrant auprès des jeunes. La présidence d’honneur qu’il assure sur une base quotidienne depuis l’amorce du TNBW est à l’image de sa contribution et de sa manière d’être. « La pratique du sport c’est un mode de vie. Ça favorise l’esprit d’équipe et l’implication sociale. C’est que je souhaite pour les générations à venir, que ce soit pour le hockey ou pour d’autres sports », considère Michel Beaulieu, conscient de l’apport des bénévoles.

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