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8 octobre 2021 - 04:00

Violence conjugale, quoi faire ?

Par Sarah Ferland-Tétrault, Journaliste

Val-des-Sources (SFT) —Vous souvenez-vous de la phrase qu’on voyait placardée un peu partout lors d’une campagne de publicité au début des années 2000 ? La violence, ce n’est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal. 

Avec la situation de la pandémie et du confinement, il y a eu un taux record d’appels à l’aide en rapport à de la violence conjugale dans les foyers québécois. Il n’est bien entendu pas dit que les appels sont uniquement effectués par des femmes, et nous nous excusons que ce texte s’adresse à celles-ci en particulier, d’ailleurs. 

La violence conjugale peut se présenter sous huit formes ; psychologique, verbale, sexuelle, économique, sociale, familiale, physique et spirituelle. Malheureusement, quand la violence reçue par la victime n’est pas de forme physique, elle sera trop souvent ignorée. Elle sera diminuée par l’entourage, l’agresseur ou par la victime elle-même. Ce qui rend celle-ci insidieuse, c’est qu’il n’est pas possible de savoir jusqu’où nous sommes prêts à accepter des agissements contrôlants ou violents, tant qu’on ne l’aura pas vécu. Or, il est aussi difficile d’imaginer en être victime et l’accepter. Ce qui se passe, trop souvent, c’est que la victime de violence conjugale justifie les réactions de l’agresseur avec de l’empathie. Par exemple, si mon conjoint est jaloux, c’est parce qu’il tient vraiment à moi. Faux. Ce type de réactions emmènent à l’isolation sociale graduelle de la victime, la fragilisant ainsi. Hélas, lorsque les actes de violence sont posés adroitement et graduellement, la situation qui aurait été inacceptable au départ peut sembler banale, comme c’est une sorte de nouvelle normalité. 

Il est très important de ne pas banaliser de telles situations et de cesser d’invalider les sentiments ressentis lors d’une agression, aussi petite soit-elle. Tout le monde possède des outils pour mieux communiquer et s’aider, il suffit de savoir les utiliser. Dans cette optique, il est aussi important de noter que l’agresseur n’est pas toujours conscient du tort causé, copiant des façons de faire apprises lors de sa vie. Il est extrêmement complexe, mais non impossible, de résoudre de tels problèmes.

Le centre pour femmes Le Point d’ancrage offre des rencontres de style café-discussion les mardis après-midi à son point de service de Val-des-Sources. Comme il y a un maximum de 10 femmes admises la fois, il est important d’effectuer une réservation. Ce point de service offrira aussi une conférence par Valérie Breault, une femme de la MRC des Sources ayant vécu une situation de violence conjugale et ayant même écrit un livre à cet effet. Il y aura une conférence à Valcourt le 14 octobre au Centre d’action Bénévole, à Richmond le 25 novembre au café du couvent et à Val-des-Sources le 9 décembre à la bibliothèque municipale. 

Le point d’ancrage est à la recherche de gens pour créer un comité de sensibilisation à la violence conjugale chez les aînés, vous pouvez présenter votre candidature jusqu’au 15 octobre à l’adresse courriel suivante ; jessica@lepointdancrage.ca

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