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Un artiste et auteur danvillois investi d’un devoir de préserver une mémoire collective

durée 28 janvier 2023 | 04h00
Par Richard Lefebvre

Journaliste

Danville — Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, mais établis à Danville depuis juin 2021, l’auteur et artiste multidisciplinaire renommé, Nicolas F. Paquin se fait en quelque sorte un devoir personnel de mettre en lumière, la perte de mémoire collective du peuple québécois vis-à-vis certains des plus grands enjeux de son histoire.

En dépit du fait que la devise de la province est Je me Souviens, il appert selon lui qu’il y a urgence d’agir en tant que société, afin de faire perdurer la mémoire de ceux qui étaient, de même que celle de ceux que nous sommes maintenant.

Bien qu’il ne soit pas d’emblée un mordu d’histoire en général et qu’il n’a pas de penchant prédéfini pour le domaine militaire ou la guerre au sens propre, l’écrivain de 45 ans a tout de même déjà publié quelques ouvrages de ce type. Le 12 novembre 2012, l’inspiration et l’intérêt pour le sujet, de même que celui de l’oubli et/ou du mutisme collectif envers celui-ci, fut très certainement considérablement accrus, à la suite de la rencontre d’un ancien combattant sherbrookois du nom de Gilbert Boulanger.

L’homme avait notamment servi à titre de mitrailleur sur un bombardier au cours de la Seconde Guerre mondiale. Lors de cet entretien des plus marquants pour l’auteur, le vétéran canadien mentionna déplorer le fait qu’en tant que société, on ne se souvient pas ou pas assez, de tout ce qui s’est réellement passé en temps de guerre.

Récipiendaires de plusieurs bourses et prix littéraires, l’auteur et artiste, dont la renommée dépasse largement le cadre de nos frontières, compte plus d’une douzaine de livres à son actif jusqu’à présent, dont notamment des romans, des œuvres pour adolescents ou encore des ouvrages ponctués de récits historiques. Son plus récent livre intitulé Avant d’oublier : Les Canadiens français à Dieppe, paru aux éditions Hugo&Doc en aout 2022, sont un ouvrage de plus de 400 pages, qui traite de la tragédie canadienne du raid de Dieppe en Europe.

Il s’agit du raid auquel participaient à l’époque 600 soldats du régiment des Fusillers Mont-Royal, dont plus d’une centaine furent décimés par l’ennemi, au matin du 19 août 1942, dans ce qui s’avère être l’une des pires défaites militaires de l’histoire du pays.

« En 2017, je me trouvais à Dieppe pour les commémorations du 75e anniversaire de l’évènement et dans l’attente de la cérémonie je me promène dans le cimetière de l’endroit. Or, par un curieux hasard, je croise la pierre d’un certain Ernest Migneault, soldat canadien de 39 ans, originaire de St-Pascal-de-Kamouraska. Cela m’a interpellé, car il s’agissait d’une petite municipalité à moins de 25 minutes de mon lieu de résidence et que j’avais exactement le même âge. », d’expliquer l’auteur.

Au lendemain de cette aventure, celui-ci est frappé d’un problème de santé évident, mais de nature inconnue à ce moment. Une batterie de tests, effectués au retour de l’écrivain en sol québécois, révèlera finalement un accident vasculaire dont les conséquences auraient potentiellement pu être mortelles.

À la lueur de ces informations et comme ce dernier était en quelque sorte devenu par la force des choses, un survivant de Dieppe, l’auteur a décidé de mettre en valeur la mémoire tel qu’inspiré par sa rencontre avec Gilbert Boulanger et retracer l’histoire d’une centaine de soldats impactés par l’échec de Dieppe.

« Si mon roman Avant d’oublier aura nécessité plus de cinq années de travail et de recherches historiques avant de finalement voir le jour, je dois avouer que pratiquement toute ma démarche artistique des dix dernières années est principalement axée sur le fait de tenter de trouver des débouchés pour faire vivre notre mémoire. », de conclure avec détermination Nicolas Paquin.

L’artiste aux multiples talents poursuit la mission dont il s’est personnellement investi et participe actuellement à divers projets de productions. À titre d’exemple, ce dernier a notamment réalisé et mis en ligne à Noël 2020, une capsule vidéo historique fort intéressante intitulée décembre 1940 disponible sur la chaine YouTube de l’auteur.

 

 

 

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