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21 novembre 2020 - 04:00

Code rouge !

Par Mireille Frégeau, Initiative de journalisme local

À notre époque, des élans de solidarité s’expriment de part et d’autre face à la pandémie. On le sait, la crise actuelle bouleverse le paysage culturel ainsi que celui de la restauration. Julie Tessier, 44 ans du Café du Couvent et Marie-Ève Bourdage, 33 ans, du Centre d’art de Richmond, ont convenu d’un partenariat. À chacun ses gestes, ses initiatives, pour composer une large palette solidaire.

(Cette entrevue devait se passer en période de zone orange. Mais voilà que l’Estrie repasse au rouge.) 

« Covid oblige, la salle à manger du Café du Couvent se voyait amputée de plusieurs places, en raison des mesures de distanciation. Tandis que les activités du Centre d’art sont également ralenties par la situation, nous avons choisi de faire équipe !, expliquent-elles. Les clients du Café du Couvent ont pu 

s’installer dans le réfectoire du Centre d’art, ce qui ajoutait une quinzaine de places. Un bel exemple de l’entraide qui existe entre les différents locataires du Couvent Mont Saint-Patrice ! »

 

Qualité et créativité

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, les cartes doivent être de nouveau brassées. Nos entrepreneures ne cessent d’échafauder des scénarios réalistes pour traverser ce dur moment. « Durant la première vague, le Café a été fermé de la mi-mars à la mi-juillet, précise Julie. On a en profité pour bonifier nos équipements, notamment pour ce qui est des présentoirs réfrigérés. La capacité d’offrir des mets préparés ainsi que congelés est dorénavant enrichie. De plus, jusqu’à Noël, nous avons mis sur pied une boutique éphémère qui offre des produits d’artisans régionaux. Le tout en respectant les directives sanitaires. »

« Du côté du Centre d’art, ça s’est passé un peu différemment, précise Marie-Ève. L’été, nous sommes fermés de toute façon. Le couvent est un vieux bâtiment de 1884 non climatisé pour l’instant. Avec le retour de l’automne, les activités sont au ralenti. Sauf pour les cours individuels de musique, car notre école roule en ce moment à pleine capacité. Les gens ont ressenti un réel engouement pour les activités qui les font sortir de chez eux. »

Il faut savoir que huit personnes travaillent au Café et que sept autres contractuels œuvrent au Centre d’art. Tous unis et résolus à se réinventer afin de maintenir le cap. « Avec cette crise, conclut Marie-Ève, j’espère que l’on prendra tous conscience de l’importance de faire preuve de loyauté envers les organismes qu’on aime ! De plus, des partenariats ont été créés pour rester. »

 

facebook.com/cafeducouvent 

facebook.com/centredartrichmond

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