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Deuxième partie

On ne transplante pas un vieil arbre – La Brunante

durée 20 octobre 2020 | 04h00
Mireille Frégeau
Par Mireille Frégeau

Journaliste

Racine -Plus que jamais, l’habitation des aînés est un sujet généralisé dans la société québécoise. Pour Gaston Michaud, auteur du livre On ne transplante pas un vieil arbre — La Brunante, il y avait une évidence : « Il fait bon vivre à Racine, il serait aussi bon d’y vieillir ! » C’est ainsi que La Brunante, la première habitation québécoise de type coopérative pour aînés, accueille des résidents motivés et heureux depuis 17 ans !

La Brunante est au cœur du village. « Et l’architecture de la maison est conçue ainsi, explique Gaston Michaud. Elle a un cœur, un centre où les gens se retrouvent naturellement. Elle crée des lieux de rassemblements spontanés où il fait bon être ensemble. Dans beaucoup d’endroits, les maisons d’aînés sont des îlots isolés, étrangers à leur milieu. Chez nous, notre maison fait partie intégrante de la communauté. Notre objectif, c’est que ça ne sente jamais le vieux dans la maison ! » Bien vrai que la dignité et la joie de vivre, ça sent bon !

Dans une recherche menée aux États-Unis et parue dans le livre The Village Effect, on affirme que les relations sociales, le support social et l’intégration sociale ont un impact déterminant sur l’espérance de vie des aînés. Un impact plus important que l’air pur, l’hypertension, le poids, l’alimentation, l’alcool et même la cigarette. Ceux qui vivent intégrés dans une communauté ont couru la moitié moins de risque de mourir au cours de ces sept années que ceux qui vivent seuls. Le livre de Gaston témoigne de moult exemples pour appuyer cette étude. 

Les innovations

« C’est un village entier qui s’est doté d’une ressource pour que ses aînés puissent vieillir dans leur milieu, précise-t-il. Quand on exprimait ce désir, on s’est fait dire : “Vos vieux, faites donc comme tout le monde, dompez-les en ville.” Pas question ! Ici, on fait du maintien à domicile collectif qui profite à tout le monde. Un lieu d’habitation intermédiaire où se côtoient et s’entraident des gens avec un minimum de capacités. C’est-à-dire les 75 ans et plus ou en légère perte d’autonomie. La Brunante est rassembleuse. La salle de réunion du conseil d’administration est ouverte à tous les groupes du milieu qui veulent tenir des réunions, gratuitement. La solidarité n’est pas seulement un mot dans la charte, c’est une manière de vivre, une culture. » Et son livre est un excellent guide pour bien comprendre la culture d’entraide.

Le modèle de Racine a fait boule de neige. Au Québec, on compte une quarantaine de maisons qui s’en sont inspirées. Tant localement qu’internationalement, ce modèle propose une évidente solution. 

On ne transplante pas un vieil arbre – La Brunante 

En vente à L’observatoire estrien du développement (OEDC)

À La Friperie du village (Racine)

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