X
Rechercher
Publicité

Itinérance : le Val-Saint-François n’est pas épargné

durée 6 mars 2025 | 04h00
Par Ghislain Allard

Journaliste

Val-Saint-François — L’itinérance progresse. Elle s’étend maintenant aux régions plus rurales. Le Val-Saint-François n’y échappe pas. Le portrait n’est pas complet, mais tous les intervenants contactés affirment que les sans-abris sont de plus en plus nombreux en région.

Depuis environ cinq ans, les intervenants parlent de plus en plus d’itinérance en milieu rural. « Il n’y a pas si longtemps, l’itinérance se manifestait surtout dans les grands centres urbains, comme Sherbrooke, Montréal et Québec, où l’on retrouve des ressources d’hébergement et les intervenants psychosociaux. Depuis quelques années, c’est un phénomène qui touche à la fois les grands centres et les villages. Le Val-Saint-François n’échappe pas à cette situation », souligne Diego Scalzo, directeur de la Corporation de développement communautaire du Val-Saint-François.

Selon lui, il n’existe pas de portrait précis de l’itinérance dans la région du Val-Saint-François. « Elle se manifeste surtout l’été. Il y a des gens qui campent le long des rivières et des pistes cyclables. Ce ne sont pas des touristes ; ce sont des gens qui vivent en situation d’itinérance. En hiver, ils sont moins visibles. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas », précise M. Scalzo.

Les intervenants tentent alors de les accompagner avec les ressources disponibles qui sont situées pour la plupart à Sherbrooke. 

« La hausse des loyers, la pénurie des logements, la hausse du coût de la vie, l’après-pandémie et les problèmes de santé mentale sont autant de facteurs qui ont contribué à l’arrivée de l’itinérance en région, qui est la pointe de l’iceberg d’une multitude de problématiques. Dans le Val-Saint-François, il n’y a pas tant que ça d’organismes qui voient à intervenir. Le système de santé est pour sa part dans un état que l’on connaît. Les services ont plutôt tendance à être regroupés dans les grands centres, comme Sherbrooke », soutient le directeur de la CDC du Val-Saint-François.

Il affirme aussi qu’il n’y a pas de volonté politique pour construire de nouveaux HLM.

La police intervient à l’occasion pour des cas d’itinérance. « Nous avons certains dossiers en lien avec l’itinérance, mais, ici, ce n’est pas considéré comme un phénomène. Il y en a sur le bord du chemin de fer, mais c’est une situation difficile à quantifier contrairement à d’autres phénomènes de criminalité », de dire Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


10 août 2026 | 0h00

Les Trois Boucs : café, livres et beaucoup d’entraide

Richmond — Philippe Collard et Carolina Avila ont quitté Montréal pour Richmond avec un rêve en tête : celui de lancer un commerce consacré aux livres. Ils ont trouvé le local parfait au 171, rue Principale Nord. Avec le soutien de la communauté, ils ont parti leur café-bouquinerie en plein cœur du centre-ville de Richmond. « Quand je raconte ...

5 août 2026 | 0h00

Jardin communautaire : une parcelle de terrain pour 20 $

Windsor — Ils sont discrets, mais très efficaces. Les jardiniers du Jardin communautaire de Windsor sont à l’œuvre comme toujours pour faire pousser des légumes et des fines herbes dans un esprit de collaboration. En fait, le jardin communautaire de Windsor, situé devant le 124 rue Watopeka, regroupe 13 jardiniers se partageant 18 lots de 3 ...

29 juillet 2026 | 0h00

Le chemin de l’espoir à la mémoire de Anne Lefebvre

Windsor — Le 8 juillet dernier, c’était le jour d’anniversaire de Anne Lefebvre, une citoyenne de Windsor décédée de 15 mai dernier. Un groupe de citoyens s’est alors rassemblé afin d’inaugurer une œuvre collective à sa mémoire située au bout du chemin de l’Espace Sarah-Ève-Fontaine, sur la rue Saint-Georges à Windsor. De son vivant, Anne ...