X
Rechercher
Publicité

Un refuge à Stoke sauve les micro-cochons

durée 3 octobre 2024 | 04h00
Par Ghislain Allard

Journaliste

Stoke — Bianca Boisvert et Bruno Gosselin sont des passionnés de la vie animale, un appel auquel ils ont répondu en créant le centre d’aide pour animaux Bec et Bobo, qui a pignon sur rue à Stoke.

Ce refuge pour micro-cochons et pour cochons vietnamiens a ouvert ses portes il y a un an. Il est aussi associé à un Centre de réhabilitation de la faune sauvage approuvé par Faune Québec en août dernier. 

Le refuge accueille actuellement douze micro-cochons provenant d’une saisie effectuée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec en novembre dernier. 

« J’ai toujours eu un point faible pour eux. C’est une espèce victime de sa popularité. Les gens craquent pour les micro-cochons lorsqu’ils sont bébés. Une fois qu’ils ont grandi, c’est une autre affaire. Les personnes se rendent compte que ça comporte de l’entretien et des soins. Il y a beaucoup d’abandons. C’est triste ; c’est un animal vraiment exceptionnel », souligne Mme Boisvert.

Selon elle, le micro-cochon possède une intelligence supérieure à celle du chien. « Avec un micro-cochon adulte, on peut comparer son intelligence à un enfant de quatre ans », soutient la copropriétaire du refuge.

Les micro-cochons vivent en liberté sur le terrain clôturé du couple de Stoke. « Il y a un abri chauffé. Il mène leur vie et je m’assure que tout va bien », de dire Mme Boisvert.

À leur arrivée au refuge, ils étaient en mauvais état de santé. « Il y avait de gros problèmes de gale. Nous avons soigné plusieurs blessures », précise-t-elle. 

Maintenant, tous ces groins sont prêts à se trouver une famille pour la vie. Ils sont tous stérilisés et vermifugés. « Si j’en ai encore autant, c’est que je suis très sélective dans le choix des familles. J’en ai un qui est arrivé à quatre mois et qui avait déjà eu cinq familles. Ce n’est pas ce que je veux. Ces petites bêtes ont besoin d’être stimulées », de dire la copropriétaire, en mentionnant qu’un micro-cochon peut vivre jusqu’à 15 ans. 

Le Centre de réhabilitation de la faune sauvage s’occupe pour sa part de beaucoup d’orphelins. « Il y a aussi des animaux blessés. Nous avons eu des oiseaux, des ratons laveurs, des moufettes et des écureuils. Tous ces animaux ont été remis en nature. Il faut limiter les contacts pour ne pas les domestiquer. Il faut aussi attendre quelques heures avant d’intervenir avec des animaux que l’on pense orphelins », insiste-t-elle. 

« Sans aide, nous n’aurions pas réussi à ouvrir le centre d’aide aux animaux. Martin Provost, du refuge Le Château, a été indispensable. Isabelle Arguin, du Jardin des Animaux, nous a fait beaucoup des dons. Et un gros merci à mes anges de Stoke et à Lucie Bouchard », termine Mme Boisvert.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


19 août 2026 | 0h00

Courir en habit de pompier pour la cause des grands brûlés

Saint-Claude — Pompier à Saint-Claude, Jay Pellerin, 21 ans, prendra part à une course à relais au bénéfice des grands brûlés du Québec. Le Relais des pompiers est une course à relais caritative organisée du 11 au 14 septembre 2026. Pas moins de 106 pompiers parcourent des segments d’environ 4 km en équipement complet (pesant plus de 60 livres), ...

15 août 2026 | 0h00

Château du Bel Âge : 35 M$ d’investissements en 20 ans

Windsor – Le Château du Bel Âge de Windsor était en fête le jeudi 6 août dernier alors que cette résidence pour personnes âgées célébrait son 20e anniversaire d’existence. La première pelletée de terre s’est tenue en 2005. L’établissement a officiellement ouvert ses portes en 2006. « Ce beau projet, on le doit particulièrement à l’initiative de ...

10 août 2026 | 0h00

Les Trois Boucs : café, livres et beaucoup d’entraide

Richmond — Philippe Collard et Carolina Avila ont quitté Montréal pour Richmond avec un rêve en tête : celui de lancer un commerce consacré aux livres. Ils ont trouvé le local parfait au 171, rue Principale Nord. Avec le soutien de la communauté, ils ont parti leur café-bouquinerie en plein cœur du centre-ville de Richmond. « Quand je raconte ...