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Ukrainiens à Melbourne : la famille s’agrandit

durée 27 février 2023 | 04h01
Par Ghislain Allard

Journaliste

Canton de Melbourne - Chassé par la guerre, un jeune couple d’Ukrainiens dans la vingtaine avait débuté sa nouvelle vie dans le Canton de Melbourne au mois de mai dernier. Les parents de la jeune femme sont maintenant venus les rejoindre.

Encore une fois, ils ont été accueillis par le couple Marie-Lyne Vachon et par Claude Casgrain. Vladislav et Violetta sont arrivées dans le Canton de Melbourne le 29 mai. Les parents de la jeune femme les ont rejoints de 28 janvier dernier. 

« Ça faisait six mois que nous avions commencé les démarches pour avoir les autorisations nécessaires. C’est quand même assez long. Ils ont eu le OK du Canada au mois de novembre », raconte Mme Vachon chez qui habitent Vladislav et Violetta. 

Inna et Gena ont donc réussi à fouler le sol canadien pour s’installer dans un appartement à Richmond. 

Gena, le père de Violetta, a pu partir de son pays après avoir fêté son soixantième anniversaire de naissance. Avant cette date, il lui aurait été impossible de quitter le pays à cause du service militaire obligatoire.

Les parents de Violetta souhaitent toutefois retourner en Ukraine près la guerre. « Ils ont une maison là-bas. Ils ont une famille. Il faut imaginer du jour au lendemain tout quitter pour un autre pays. Tu as juste le droit d’apporter une grosse valise de 22 kilos. C’est tout ! Ça prend une très grande résilience de la part de ces gens-là », souligne Mme Vachon. 

Permis de travail

Les deux possèdent leur permis de travail du gouvernement canadien. En revanche, ils font face à un problème majeur : celui de la barrière linguistique. Ni l’un ni l’autre ne parle ni l’anglais ni le français. Vladislav et Violetta se débrouillaient en anglais. D’ailleurs, trois semaines après- leur arrivée au Québec, ils ont commencé à travailler chez BRP.

« Heureusement, nous avons le cellulaire avec ses traducteurs vocaux. De cette façon, nous nous débrouillons très bien. Ils commencent à apprendre le français. Ce n’est pas évident pour eux. Ils vont se prendre possiblement un professeur privé », soutient Mme Vachon. 

Mais, afin de se trouver du travail, c’est plus compliqué pour Inna et Gena. « Les deux souhaitent travailler. Il faut qu’ils travaillent. Le gouvernement canadien leur a remis 3000 $. Ils peuvent faire un bout de chemin avec ça, mais après ils doivent recevoir un salaire. Les deux sont journaliers. J’espère qu’il y aura un employeur qui leur donnera la chance de travailler même s’ils ne parlent pas encore anglais ou français », de dire Mme Vachon. 

« Ils sont très heureux ; ils trouvent les gens de la région très gentils. Ce sont des gens qui s’intègrent très bien. Par un beau hasard, ils n’ont pas eu trop de difficulté à trouver un logement. Et ils aiment l’hiver. Ils vont même marcher lorsqu’il fait très froid », termine-t-elle.

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