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GÉNÉLOGIE : Les références généalogiques

GÉNÉLOGIE : Les références généalogiques

Une personne de votre entourage vous apprend que votre voisine immédiate est une voleuse. Si vous croyez cette personne, qu’est-ce que vous faites ? Si vous ne la croyez pas, qu’est-ce que vous faites ? Toute personne intelligente se méfiera d’un bavassage malveillant sur une autre personne et, « jusqu’à preuve du contraire », se méfiera aussi de la présumée voleuse. Une personne honnête cherchera toujours à confirmer ou à infirmer un renseignement de ce genre pour établir son propre jugement des faits. La voisine est-elle ou non une voleuse ? Est-ce un ragot malveillant à son sujet ?

Personne n’aime vivre à cheval sur une incertitude. Autrefois pourtant, combien d’innocents ont été condamnés au bûcher ou à la pendaison par un tribunal qui ne se fiait uniquement que sur des ragots colportés à outrance dans la population. On ne se souciait pas de savoir si les témoins avaient personnellement vu agir une personne. Il suffisait d’avoir entendu dire au sujet de la personne, de l’avoir bavassé à qui voulait l’entendre et ces vulgaires commérages finissaient par faire condamner des innocents.

Pour écrire leur histoire de famille, beaucoup de personnes se basent encore aujourd’hui sur des ragots généalogiques colportés sur internet et ailleurs. Nos ancêtres sont des personnes qui ont vraiment vécu. Personne n’a le droit d’écrire quoi que ce soit sur eux sans être en mesure de prouver les faits énoncés à leur sujet. Prendre les renseignements tels quels sur le site internet d’une autre personne et les reproduire dans sa propre histoire de famille, c’est prendre des ragots pour des vérités. Un témoin, c’est une personne qui a vu ou qui a entendu personnellement ce qu’une personne a pu faire ou dire. Considérer un ragot comme une preuve, c’est risquer à tout coup de fausser l’histoire d’un ancêtre innocent.

Vous êtes généalogiste ou vous croyez l’être. Je vous donne la date et le lieu de ma naissance. Qu’est-ce qui vous prouve que ce renseignement est exact ? Qu’est-ce qui vous prouve que je n’ai pas menti sur ma naissance ? Comment pourriez-vous transformer un doute en certitude sans jamais vérifier quoi que ce soit ? Personne ne peut témoigner du passé sauf en s’appuyant sur des preuves contemporaines vérifiables. C’est ce qu’on nomme en généalogie la valeur probante d’une référence. Nous n’aurons jamais une certitude absolue sur les faits et gestes de nos ancêtres puisque nous n’étions pas présents dans le passé. Cependant, nous avons le devoir d’étayer notre généalogie en fournissant des références vérifiables, des preuves contemporaines, pour permettre aux lecteurs et à la postérité d’établir son propre jugement sur l’authenticité des évènements, des faits et des gestes que nous attribuons à nos ancêtres.

Chacun des faits relatifs à nos ancêtres doit être vérifié et appuyé par une preuve documentaire vérifiable. Il faut donner une force probante à chacun des événements de leur vie, de la naissance au décès. Se fier sur des ragots généalogiques sans références publiés dans un cahier, dans un livre ou sur internet pour écrire son histoire de famille, c’est créer une transcription non crédible de données personnelles sans valeur. Agir de cette façon n’est pas généalogique et n’a surtout aucune connotation scientifique avec l’art de la généalogie.

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