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GÉNÉALOGIE: Les anciens canadiens

Il faut chercher parmi ses ancêtres de la Nouvelle-France pour découvrir à quel point les familles québécoises de souche française sont tissées serrées. Il y a un slogan qui a cours à la Société généalogique de Richmond qui veut qu’on participe une première fois aux Beaux dimanches en famille entre voisins, puis on continue ensuite à se voir entre cousins.

Quand les Britanniques ont conquis le Canada en 1763, le territoire fut par la suite politiquement divisé entre deux factions importantes : les immigrants britanniques anglophones qui se sont majoritairement établis dans le Haut-Canada et les Canadiens qui habitaient le Bas-Canada depuis plusieurs générations, soit depuis les débuts de la Nouvelle-France. Jusqu’à la Conquête de 1763, les Canadiens étaient les loyaux sujets de la monarchie française et plusieurs sujets arrivés un peu avant la Conquête sont retournés vivre en France après la Conquête.

Pour conserver le territoire conquis aux dépens de la France, le roi d’Angleterre devait s’assurer de pouvoir continuer à le coloniser. Pour obtenir la collaboration des Canadiens et mettre un frein à leur exil en France, le roi d’Angleterre a consenti à leur accorder la liberté de culte et la liberté de langue, ce qui n’a pas toujours été respecté par la population anglophone du Canada. Cette magnanimité du roi d’Angleterre envers les Canadiens a aussi permis aux cultes religieux autres que catholique de bâtir des temples dans le Bas-Canada. Ce qui fut toujours interdit avant 1763 par le gouvernement religieux de l’Église catholique.

La population britannique anglophone protestante du Haut-Canada était majoritairement constituée de la gentry anglaise et des nouveaux colons venus d’Angleterre. Les Canadiens étaient francophones catholiques et habitaient majoritairement le Bas-Canada. Cette différence linguistique et religieuse entre les deux gouvernements a été plus souvent qu’autrement un sujet de prestige culturel et de querelle politique.

Un siècle plus tard, en 1867, les fondateurs de la confédération canadienne ont progressivement récupéré l’identité nationale exclusive des Canadiens pour l’étendre à toute la population de la Confédération. Pour faire avaler la pilule, on a commencé à répandre la notion de Canadiens-Anglais et Canadiens-Français, tous sujets britanniques. Les Canadiens d’origine perdaient ainsi l’exclusivité de leur identité nationale. C’est ainsi que, pour respecter la tradition ancestrale et en mémoire de cette identité nationale perdue, plusieurs anciens Canadiens sont devenus des Québécois souverainistes irréductibles. Par contre, en ce qui concerne l’identité des habitants du Canada, la confusion reste encore la plus totale.

On n’a qu’à s’en référer à la définition à peine exagérée qu’en donne notre Elvis Gratton national aux douaniers américains.

Pour des suggestions ou pour s’inscrire aux Beaux dimanches en famille : Société généalogique de Richmond ([email protected]).

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