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7 mars 2022 - 04:00

Cantons-de-l’Est ou Estrie : les acteurs du Val-Saint-François s’expriment

Par Jean-Marc Brais, Initiative de journalisme local

Le 23 février se tenait la première consultation publique sur le changement de nom de la région administrative 05. Celle-ci s’est déroulée de manière virtuelle et a réuni une vingtaine d’intervenants, incluant quelques représentants du Val-Saint-François.

« C’est le premier jour d’une série d’audiences qui se tiennent à la suite d’un mandat confié par la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest », a dit d’entrée de jeu le juge administratif Alain R. Roy, qui présidera ces audiences.

« Le mandat de la Commission, c’est de sonder la population et non de recommander l’une ou l’autre des dénominations proposées », a tenu à préciser Me Roy. Celui-ci déposera son rapport à la fin avril avant qu’une décision par le conseil des ministres soit prise quant au changement de nom.

Le début de ces consultations publiques fait suite au premier volet, qui était une consultation écrite tenue de décembre 2021 au 4 février dernier. À ce moment, 430 opinions et 33 mémoires ont été soumis. Les opinions, accessibles sur le web, penchent à 70% en faveur de l’appellation Cantons-de-l’Est.

Le Val-Saint-François plutôt contre

Celui qui a ouvert la journée d’audiences était l’ancien résident de Saint-Denis-de-Brompton, Étienne-Alexis Boucher. De par son rôle de président de la Société nationale de l’Estrie, M. Boucher a tenu à rappeler sa position.

« Bien humblement, je me demande un peu ce que je fais ici. Je suis déçu […] qu’on dépense temps et argent sur cette question. […] J’ai l’intime conviction que les élus de la région de l’Estrie n’auraient jamais eu à se pencher sur cet enjeu si celui-ci avait d’abord et avant tout fait l’objet d’une véritable analyse toponymique. […] Le vocable Cantons-de-l’Est présente d’importantes lacunes. »

La MRC du Val-Saint-François a fait volte-face lors de sa dernière séance du conseil. La mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, représentait la MRC lors de la journée d’audiences. « Les élections municipales ont eu lieu. La MRC a accueilli six nouveaux maires sur 18. C’est pour ça que la position de la MRC a été revue. Toutes les municipalités de la MRC du Val-Saint-François étaient d’accord pour conserver le statu quo au niveau du nom de la région de l’Estrie », a-t-elle expliqué.

« À la Table des MRC de l’Estrie, Monsieur le préfet et moi-même avons voté contre le changement de nom. La MRC du Val-Saint-François a aussi voté contre cette proposition car il y avait rien qui venait justifier un tel débat à notre avis. »

Le syndicaliste Gérald Larose, qui habite aujourd’hui à Saint-Denis-de-Brompton, participait lui aussi à  la consultation. Pour celui qui a grandi à Bury, dans le Haut-Saint-François, l’Estrie, « ça a été un nom qui a traduit ce que cette région est devenue : une région moderne, neuve, belle. Ça respire l’avenir. Et qui a un héritage, celui des Cantons-de-l’Est. »

« Changer de nom, il y a quelques dépenses là. Je fais suffisamment affaire avec des organisations qui portent un nom avec le terme Estrie. Ça supposerait qu’il y ait des changements pour s’adapter et, donc, des frais supplémentaires. »

À titre de directeur de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Val-Saint-François depuis les 12 dernières années, Diego Scalzo avait récemment exprimé son point de vue à propos du changement de nom. « J’ai une position neutre. Où je voulais mettre l’emphase, c’est sur la démarche démocratique de cette aventure. Avant, la société civile participait aux décisions de la région. Aujourd’hui, ces lieux n’existent plus.

 

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