Les familles céréales
Qu’ont en commun les familles Avoine, Blais et Froment ? Ce sont des familles céréales. Avoine, c’est évident. Blais est une mutation séculaire de Blé qui s’écrivait Blay au 17e siècle et Froment, c’est du blé tendre. Le plus vieil ancêtre Avoine connu en Nouvelle-France portait le nom de Charles Alavoine. De parents inconnus, il était originaire de La Rochelle, dans l’Aunis, aujourd’hui Charente-Maritime. Charles Alavoine est cité une première fois le 12 décembre 1690 à la Pointe-aux-Trembles, aujourd’hui Neuville près de Québec. Il est alors marchand et, plus tard en 1721, capitaine de milice. Avant d’arriver en Nouvelle-France, Charles Alavoine se serait marié à La Rochelle vers 1690 avec Marie-Thérèse Machard laquelle est décédée à Montréal en 1728. Sa mère, veuve Marie Machard habitait probablement avec le couple à Montréal. Cette dernière est décédée à Montréal en 1707. Charles Alavoine (Lavoine) a eu deux filles et un garçon. C’est son fils Charles qui assurera la descendance Avoine au Canada.
Pierre Blais, fils de Mathurin Blais et de Françoise Pénigaut, est né vers 1642. Il était originaire d’Hanc, dans l’arrondissement de Niort au Poitou, aujourd’hui Deux-Sèvres en France. Il a épousé Anne Perrault à Ste-Famille-d’Orléans le 12 octobre 1669. Anne était fille de Jean Perrault et Jeanne Valta de Paris. Le 23 septembre 1669 à Québec, Pierre Blais et Anne Perrault ont signé un contrat de mariage devant le notaire Pierre Duquet. Anne Perrault décède à St-Jean-d’Orléans à l’âge de 45 ans en 1688. Le 5 juin 1689 à St-Jean-d’Orléans, Pierre Blais se remarie à Élisabeth Royer, fille de Jean Royer et de Marie Targer. Un contrat de mariage fut signé le 1er juin 1689 devant le notaire François Genaple de Québec. De ses deux mariages, Pierre Blais aura onze fils pour assurer sa descendance Blais en Nouvelle-France.
L’ancêtre Jacques Froment est arrivé assez tard en Nouvelle-France. Il était le fils de Pierre Froment et de Marie Cavaliez de Douelle, arrondissement de Cahors, dans le Quercy, aujourd’hui Lot en France. Jacques Froment était soldat de la compagnie de Duvivier à St-Sulpice. Son premier enfant fut une fille naturelle Marie Charlotte Froment née à St-Sulpice le 14 avril 1717. Parrain et marraine sont les grands-parents maternels, Jean Lescarbot et Anne Beaudoin. Jacques Froment épouse la mère de l’enfant Élisabeth Lescarbot à St-Sulpice le 20 octobre 1717. Jacques Froment meurt à St-Sulpice à quatre-vingt-cinq ans le 11 juin 1747. Jacques Froment a eu six filles et deux garçons dont un décédé en bas âge. C’est son fils François Froment qui assurera sa descendance en Nouvelle-France.
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