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7 octobre 2016 - 04:00

La mise aux normes de l’usine de filtration de Windsor

Windsor (RC) – Cheminant depuis 2012, le dossier de l’usine de filtration de la Ville de Windsor est maintenant à l’étape des appels d’offres pour les plans et devis d’ici une ou deux semaines. Le processus a été approuvé en juillet par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, auquel s’ajoute la participation du ministère des Affaires municipales et l’Occupation du territoire (MAMOT). L’étape des plans et devis devrait s’achever vers les mois de mars ou avril, laissant place à une usine de filtration qui a grand besoin d’être remise à jour.

« C’est un long processus qui chemine lentement depuis quelques années et pour lequel nous devons patienter auprès des instances gouvernementales et de la firme EXP qui s’affairent aux diverses étapes. Notre usine de filtration est encore capable de maintenir une eau acceptable et qui ne cause pas de problème de santé, sauf que le traitement des matières organiques est de plus en plus difficile, ce qui exige selon les périodes de l’année d’émettre quelques avis d’ébullition de l’eau comme ce fut le cas cet été », mentionne la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau.

Quant à la possibilité de construire une nouvelle usine de filtration à proximité de la rivière Saint-François, cette option est écartée. La surface de l’usine aux abords de la route 249 sera agrandie de 33 pour cent. Trois bassins s’ajouteront ainsi qu’une remise à niveaux des appareils nécessaires au traitement de l’eau.

En tenant compte du développement domiciliaire et des deux parcs industriel et commercial qui ont cheminé au cours des dernières années, la demande en eau potable est en quelque sorte semblable à un puits de surface domestique aux prises avec des matières organiques de plus en plus difficile à contrôler. Le parallèle est quelque peu simpliste en regard d’un traitement beaucoup plus complexe, mais la Ville est maintenant à une étape qui ressemble à celle d’un puits artésien.

« L’eau sera de nouveau puisé à même la rivière Watopeka, mais à une profondeur accrue. Les expertises et résultats indiquent que le traitement de l’eau potable et de son accessibilité seront assurés pour plusieurs décennies sur tout le territoire de la ville, incluant de nouveaux espaces », précise le directeur des Travaux publics, Jean Landry, qui possède une bonne expertise dans ce domaine, et pouvant également compter sur l’équipe de la voirie, de l’usine de filtration ainsi que ses confrères, le directeur général Carlo Fleury et le responsable du développement économique, Alain Gamache.

Suite aux efforts concentrés vers la station d’épuration des eaux usées au cours des années 2010 et 2011, la Ville de Windsor s’affaire maintenant à boucler un dossier important à l’approche de 2017 et de 2018. Auparavant, en novembre 2015, les représentants de la Ville de Windsor et du Réseau Environnement avaient procédé à la signature d’une entente visant à l’application du Programme d’excellence en eau potable (PEXEP). La Ville devenait ainsi la première en Estrie à s’engager à ce programme afin d’assurer une démarche de qualité en matière d’eau potable.

Un partage de 7,5 M$

Maintenant à l’approche des appels d’offres pour la réalisation des plans et devis, le traitement de l’eau potable sera aux normes du débit de conception et de la chaîne de traitement. Le chlore et autres produits appropriés permettront d’alléger grandement la présence des trialométhanes (THM) sur une base régulière.

Le coût de la remise aux normes de l’usine de filtration est de 7,5 millions de dollars, incluant les taxes. Au total, le MAMOT assure 83 pour cent de la facture provenant des gouvernements fédéral et provincial. Une tranche 17 pour cent sera assumée par la Ville de Windsor. La fin des travaux est prévue pour mars 2018.

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