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17 mars 2017 - 04:00

Aide médicale à mourir

Encore trop de zones de flou

Par Sophie Marais, journaliste

MRC des Sources - Jean-Robert Bisaillon, cofondateur de la Galerie des Nanas située à Danville, était à l’émission Tout le monde en parle au début du mois pour parler de l’aide médicale à mourir.

En janvier 2016, sa conjointe Martine Birobent, artiste et fondatrice de la Galerie, apprend qu’elle est atteinte d’un cancer métastatique fulgurant. Rapidement, elle perd ses facultés cognitives et sa motricité. Ne pouvant plus manœuvrer ses outils pour créer, elle sait que c’est la fin. Ne voulant pas mourir dans des conditions pitoyables, elle songe d’abord au suicide, mais son conjoint se renseigne sur l’aide médicale à mourir et la loi adoptée en décembre 2015. Ensemble, ils chemineront jusqu’à l’injection, le 30 mars 2016 à Asbestos.

Un an s’est écoulé depuis et M. Bisaillon estime qu’ il faudrait donner accès à une loi aussi visionnaire, construire les outils et renseigner le citoyen sur les recours qu’ils ont ou qu’ils n’ont pas dans le cadre de l’aide médicale à mourir.

Lors du tournage de l’émission, il a pu rencontrer Chloé Sainte-Marie, qui a accompagné son conjoint pendant 17 ans à travers la maladie, et Yvon Cournoyer, atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie dégénérative. Celui-ci souhaite mourir rapidement, mais il ne répond actuellement pas aux conditions prévues dans la loi.

«J’aurai définitivement honte d’être québécois s’il (M. Cournoyer) devait partir en Suisse pour terminer sa vie dignement. Son histoire n’est en rien différente de celle de Martine. Sa conjointe et son médecin appuient son choix, il faut que notre système de santé donne suite positivement à sa demande. Face à une mort prévue et imminente, le temps ne compte plus», a conclu Jean-Robert Bisaillon.

 

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