Château du Bel Âge : 35 M$ d’investissements en 20 ans
Par Ghislain Allard
Journaliste
Windsor – Le Château du Bel Âge de Windsor était en fête le jeudi 6 août dernier alors que cette résidence pour personnes âgées célébrait son 20e anniversaire d’existence.
La première pelletée de terre s’est tenue en 2005. L’établissement a officiellement ouvert ses portes en 2006. « Ce beau projet, on le doit particulièrement à l’initiative de Sylve Bureau et à Solange Richard alors conseillère municipale de la Ville de Windsor. Elles m’ont demandé si j’avais la possibilité d’investir dans la construction d’une résidence pour personnes âgées », a raconté Raphaël Francoeur, copropriétaire du Château avec sa conjointe Diane Nadeau, lors d’une grande fête organisée pour les résidents.
Plusieurs rencontres se sont tenues. « Nous y avons mis beaucoup d’énergie et de temps. Avec l’aide du conseil d’alors et du maire Louis Saint-Laurent, on s’est finalement entendu pour un terrain situé à l’arrière de l’hôtel de ville », a dit M. Francoeur, qui est également entrepreneur en construction.
La phase 1 comportait 79 appartements. Avec la phase 2 en 2013, les propriétaires en ont ajouté 34. La phase 3 en 2016 a permis de construire une aile avec 41 logements en soins adaptés. Finalement, avec la phase 4, on y ajoutait 31 autres appartements avec soins.
Ainsi, la compagnie dispose de 185 appartements au total. On parle de 35 M$ d’investissements en 20 ans.
Mais, est-ce qu’on devra mettre un terme à la croissance de l’entreprise ? Pas du tout… « Nous avons des terrains disponibles qui donnent la possibilité d’agrandir ou de faire un CHSLD privé. Nous allons y aller si la demande se fait. À l’heure actuelle, nos installations sont remplies et il n’y a pas de grosse liste d’attente. Dans une municipalité comme Windsor, c’est déjà un tour de force d’avoir 185 appartements. Mais, si la demande se fait sentir, nous serons prêts », de mentionner le copropriétaire.
Et l’avenir de cette entreprise familiale est assuré. « Les enfants sont engagés avec nous. Je viens de transférer à mon garçon et à ma fille (Julien et Émilie) 20 % chacun de l’entreprise. Et je peux vous dire que j’ai une offre d’achat par semaine », insiste M. Francoeur.
« Ce projet, c’est beaucoup de travail. Les compagnies de construction que je possède m’ont permis de sauver de l’argent lors de la construction. Ça m’aurait coûté entre 25 % et 30 % de plus si je n’avais pas été entrepreneur en construction », souligne-t-il.
