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29 janvier 2020 - 04:00

Statut du conseil d’administration du Centre d’art de Richmond : de changement en changement

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Trois ans d’efforts avec des résultats positifs et pourtant, le Centre d’art de Richmond (CAR) est encore beaucoup trop fragile. 2019 aura été une année d’un important redressement grâce, entre autres, à une programmation plus étoffée et à la mise sur pied d’un conseil d’administration (C.A) composé de 4 femmes et 3 hommes plus engagé et expérimenté que jamais. La recherche de solutions telles que la restriction des dépenses par la diminution du personnel et des espaces locatifs n’a pas suffi à assurer une gestion saine et durable. Le CAR faisait face à un dilemme. Il devait augmenter ses revenus pour survivre et poursuivre sa mission de diffusion et d’enseignement. Augmenter ses revenus pour mieux rémunérer ses employés dans le but de créer une synergie à long terme et des partenariats durables.

L’augmentation de l’achalandage et des revenus passait nécessairement par une majoration de la capacité de la salle. Le déménagement vers le centre Sainte-Famille à Richmond devenait évident. Une énergie nouvelle a animé les membres du CA qui voyaient que cette solution permettrait de grandir et d’assurer la pérennité du CAR.

«Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge», a dit M.Winston Churchill.

Ces derniers mois ont fait place à beaucoup d’animosité et à plusieurs rencontres stériles avec l’organisme du couvent qui a mené une campagne de peur auprès de ses autres locataires et de la population. Que dire de cette propagande auprès d’étudiants de l’école de musique du CAR et de l’entourage. On n’a qu’à regarder la Page Facebook «pour le CAR au couvent» et ses propos désobligeants ainsi que l’autre page Facebook d’un groupe privé et secret avec des commentaires haineux envers les membres du CA pour comprendre.

Que dire aussi des multiples lettres d’avocat du Couvent, de la mise en demeure par madame Jeannette Comeau et du harcèlement psychologique auprès des employés avec des demandes d’adhésions inhabituelles, rien pour apaiser la tourmente et pour motiver les bénévoles impliqués que nous sommes.

Finalement, des rencontres ont eu lieu en fin d’année2019 et en début2020 avec les membres du Couvent afin de proposer une solution de partage du risque et de réduction du loyer pour permettre au CAR de demeurer au Couvent.

Malheureusement nos demandes, malgré le fait que les membres du couvent n’ont cessé de dire qu’ils souhaitaient que nous restions au couvent, se sont frappées à un mur et n’ont pas été entendues.

Face aux velléités farouches d’un petit groupe, à l’intransigeance du Couvent et à l’indifférence de la communauté, le CAR demeure dans l’impasse financier et fait face à un avenir sombre.

Dans cette perspective et afin de mettre fin à la crise qui secoue la communauté, nous annonçons aujourd’hui que nous allons tous nous retirer du conseil d’administration du CAR. Nous remettons aux membres et à la communauté un CAR en meilleure position financière, un CAR plus structuré, un CAR que nous avons voulu voir grandir et prospérer, un CAR que nous avons aimé.

C’est avec désolation que nous quittons. La situation actuelle est devenue un cancer quotidien pour nous tous et les perspectives d’avenir ne répondent plus à notre vision comme membres bénévoles du conseil d’administration. Donner de son temps doit se faire dans l’harmonie, la joie, la paix et le respect.

«Tout le monde veut que ça change, mais personne ne veut changer». disait Albert Einstein

Nous tenons à remercier tous les citoyens qui nous ont soutenus. Merci pour vos commentaires et vos encouragements, trois spectacles depuis le début de la saison plus que complets, des préventes inespérées et des rencontres enrichissantes. Merci aux partenaires privés et publics et aux commanditaires si généreux. Merci aux bénévoles et aux professeurs de talent.

Enfin, un immense merci aux employés qui ont subi la tourmente. Sans permanence qualifiée, on oublie les partenariats institutionnels nécessaires au bon fonctionnement et la continuité d’un organisme culturel. Ils méritent tout notre respect.

Dominic Pearson, président

Daniel Harvey, vice-président

Valérie Guénette, administratrice

Marie-Lise Pilote, administratrice

Suzanne Marie Landry, administratrice

Isabelle Dumont, administratrice

Éric Charrois, administrateur

François Tétreault, directeur général et artistique bénévole

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  • La grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf

    J’ai lu dans le journal la démission en bloc des membres du conseil d’administration du Centre d’Art de Richmond. J’ai passé les trente-trois premières années de ma vie dans une ville qui compte un million sept-cent-quatre-vingt-milles habitants (1 780 000). Puis, de trente-quatre à soixante-trois ans, j’ai vécu dans une ville de quatre-vingt-cinq-milles-sept-cents-vingt-et-un habitants (85 721). Et depuis 2009, je vis dans une ville de trois-milles-deux-cents-trente-deux habitants (3232). Nous ne ferons jamais une Place des Arts avec le Centre d’Arts de Richmond, que ce soit dans la salle Patrick-Quin, dans la salle Sainte-Famille ou ailleurs en ville. Ce projet de déménager le Centre d’Art de Richmond en pensant qu’il y aurait plus de spectateurs parce qu’il y aurait plus de places me fait penser à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf. Parmi les 3232 habitants de Richmond, qui sont la principale clientèle du Centre d’Art selon les statistiques officielles, près de la moitié de ces clients ne parlent pas l’autre des deux langues officielles, soit le français. Parmi ces 3232 habitants plus de la moitié voyagent de Richmond aux villes environnantes pour gagner leur vie. Beaucoup de ces personnes ont de la misère à rejoindre les deux bouts et ne peuvent pas se payer le luxe de billets de spectacles à vingt-cinq dollars pièce ou plus. La communauté n’est pas aussi indifférente que vous le croyez à vos problèmes de gestion. La population de Richmond ne suffit tout simplement pas en nombre à supporter vos projets. Viser moins haut serait le commencement d’une solution. Encouragez les artistes amateurs de la région à des prix accessibles aux familles en serait une autre. Pleins de jeunes compositeurs et artistes du Centre d’Art et d’ailleurs ne demanderaient pas mieux que de se produire devant un auditoire de 150 spectateurs. Il ne faut pas essayer de concurrencer les grandes villes qui ont la population nécessaire pour supporter de grands projets. Je suis impliqué bénévolement pour servir un loisir culturel à la grande population de Richmond. Depuis maintenant six ans, je n’ai obtenu que la participation totale de huit personnes à mon activité. Huit personnes sur 3232, plutôt quatre personnes puisque quatre autres viennent de l’extérieur dont Sherbrooke, soit au total .001 pour cent de la population. Ce serait décourageant par rapport à 1 780 000 de population mais .001 pour cent de la population de Richmond, c’est énorme! Et je ne démissionne pas. Qui surveille les statistiques dans votre comité ? Offrez à la communauté des spectacles qu’elle aura les moyens de s’offrir et gardez en mémoire que la moitié de 3232, c’est 1616. C’est seulement sur ce nombre que vous devez compter comme les nombreux autres organismes bénévoles de la communauté. Et vous devez penser à retrancher au moins .001 % et plus de la communauté qui sont accrocs ailleurs. Notez bien que Facebook et autres réseaux sociaux sont une perte de temps monumentale plutôt que des références sérieuses. Il est de loin préférable de les ignorer. Jacques Blaquière, généalogiste et animateur du Cercle généalogique de Richmond.

    Jacques Blaquière - 2020-02-05 14:57