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1 février 2020 - 04:00

Appuis régionaux en faveur du maintien de la démocratie scolaire

Estrie – Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et porte-parole du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie, Yves Gilbert, entouré de ses collègues des autres commissions scolaires de la région, Michael Murray, de la Commission scolaire Eastern Township, Gilles Normand, de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke et Jean-Philippe Bachand, de la Commission scolaire des Sommets, a fait la démonstration que la mobilisation des forces vives de l’Estrie contre le projet de loi no 40 du gouvernement Legault a porté fruit.

Plusieurs personnalités de la région, parmi lesquelles on retrouve l’ancienne mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche; l’ancien préfet de la MRC du Granit et jadis président de la Conférence régionale des élus de l’Estrie, Maurice Bernier; le maire de Weedon et président de Ose le Haut, Richard Tanguay; l’homme d’affaires sherbrookois Jocelyn Thibault, ainsi que la députée de Sherbrooke et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’éducation, Christine Labrie, ont joint leur voix à celle du Regroupement des commissions scolaires pour demander au gouvernement Legault le maintien de la démocratie scolaire et des commissions scolaires ainsi que la convocation d’une vaste consultation de toutes les parties prenantes sur l’avenir du réseau public d’éducation et de sa gouvernance.

Les arguments défendus par les intervenants et les commissions scolaires pour s’opposer au projet de loi no 40 sont connus. Ils sont résumés dans le mémoire déposé par le Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie lors des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi no 40, à la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Le porte-parole du Regroupement des commissions scolaires, Yves Gilbert, a par ailleurs énuméré les conséquences d’une éventuelle adoption du projet de loi no 40 :

• Perte de stabilité dans le réseau et dans les écoles avec, en trame de fond, la négociation et le renouvellement des conventions;

• Perte d’imputabilité politique locale au profit d’une centralisation ministérielle mise en œuvre, de surcroît, par des fonctionnaires à distance;

• Perte d’équité politique au profit d’une standardisation administrative;

• Perte d’influence citoyenne et de pouvoir des régions, où il n’est pas rare de faire des choix « non rentables » sur la base de valeurs partagées et d’une bonne connaissance du milieu;

• Recul de la démocratie et d’un contre-pouvoir citoyen de proximité;

• Recul des femmes en politique (le palier scolaire est le seul palier politique ayant atteint la parité au Québec et au Canada, en plus d’être un tremplin reconnu pour les femmes qui choisissent de poursuivre dans cette voie).

Positions communes 

« C’est un mauvais projet de loi et le gouvernement devrait reculer et convoquer toutes les parties prenantes sur l’avenir du réseau public d’éducation et de sa gouvernance », de mentionner M. Gilbert.

Michael Murray, président de la Commission scolaire Eastern Township, a réaffirmé son opposition au projet de loi no 40. « Son adoption viendra créer deux classes de citoyens au Québec sur la base de l’appartenance linguistique, en plus de bafouer le principe sacré « pas de taxation sans représentation ».

Les forces vives du milieu ont repris pour l’essentiel les positions défendues par les commissions scolaires de la région. Comme entrepreneur et parent, l’homme d’affaires Jocelyn Thibault a tenu à souligner qu’il importe de pouvoir travailler avec des élus scolaires accessibles, disponibles et présents dans le milieu. « Le partenariat est une valeur fondamentale pour la réussite éducative des élèves », d’ajouter M. Thibault.

En guise de mot de la fin, M. Gilbert a invité les appuyeurs présents au point de presse à manifester symboliquement leur appui à la démocratie scolaire, en signant une déclaration au ministre de l’Éducation avec les demandes du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie. Cette déclaration a ensuite été remise à Christine Labrie, députée de Sherbrooke, pour qu’elle soit acheminée au ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale.

En Estrie, les commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke, des Hauts-Cantons, des Sommets et Eastern Township ont convenu d’adopter une position commune. Yves Gilbert, le président des Hauts-Cantons, a été désigné comme porte-parole francophone alors que le président de la Eastern Township, Michael Murray, agit comme porte-parole anglophone.

 

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