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La Frissonnante de Danville améliore son efficacité énergétique

durée 30 novembre 2016 | 04h00

Danville - Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et la députée de Richmond, Karine Vallières, étaient réunis à Danville, dans les serres de La Frissonnante, pour annoncer l’attribution d’une aide financière de 402 303 $.

Depuis un an, Joël Lalancette et Simon Parent sont installés dans les serres laissées vacantes à Danville. En y emménageant leur production. Les deux copropriétaires ont dû faire face à des mises à niveau importantes du matériel, comme le système de chauffage. C’est donc avec plaisir qu’ils accueillaient cette nouvelle.

Le projet, dont le coût total s’élève à près d’un million de dollars consiste en l’installation d’un nouveau système de chauffage au gaz, avec des chaudières plus efficaces et des condensateurs de fumée.

«Lors de notre acquisition en 2015, nous nous sommes rendu compte que le système de chauffage était désuet. Il date de plus de 35 ans, a une efficacité de 60 % et une fiabilité de 10 %. Nous nous équipons maintenant d’un système très performant avec 94 % d’efficacité, nous récupérons les CO2 pour les intégrer à la production dans les serres. Nous diminuons ainsi nos coûts et notre empreinte écologique, ce qui rejoint les valeurs de La Frissonnante», explique Joël Lalancette, précisant que le projet des serres totalise plus de deux millions de dollars.

Financé par le Fonds vert, plus particulièrement par le programme ÉcoPerformance, ce projet permettra la réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de 804,8 t éq. CO2/an, ce qui équivaut à retirer quelque 237 véhicules légers des routes annuellement.

Ça pousse!

Actuellement, le marché est complètement ouvert pour l’entreprise. M. Lalancette se fait discret quant aux projets d’avenir, mais il confie qu’il n’y a pas une journée sans que la production ne soit pas en rupture de stock. Il a toutefois affirmé vouloir demeurer à Danville, dans la MRC des Sources pour les projets éventuels. 5 % des serres sont consacrées à la recherche et au développement. Bien entendu, la culture de fraises biologique est envisagée.

Mais comment ça pousse?

La culture se fait sans pesticides et est contrôlée à l’aide d’insectes. La pollinisation des plants se fait avec l’aide de bourdons, installés de part et d’autre dans les serres.

«Un bourdon travaille à des températures plus basses qu’une abeille, ils sont plus efficaces et les risques de piqûres pour la quinzaine d’employés sont moins élevés. Et ils ont meilleur caractère que les abeilles», a expliqué Simon Parent. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette culture est peu exigeante et la température n’a pas besoin d’être élevée pour que les fraises poussent adéquatement. M. Parent ajoute que ce type de culture est même destiné au climat québécois, et cela permet à La Frissonnante d’être la seule serre au Québec à produire des fraises toute l’année.

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Publié à 0h00

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