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Indra Singh: faire de la ferraille son métier d’Art

durée 21 février 2019 | 04h00
Par Richard Lefebvre

Journaliste

MRC des Sources (RL) - En parcourant les routes de la MRC des Sources et au-delà, peut-être avez-vous eu la chance de croiser de gigantesques sculptures entièrement faites de métaux tels; Les insectes qui se retrouvent au parc Marie-Victorin de Kingsey Falls, Le cheval de fer situé dans le parc d’accueil de la municipalité d’Ham-Nord ou bien Le Géant qui lui est positionné sur le Mont-Athabaska, notamment. Il est aussi possible d’en retrouver aux abords d’installations municipales, comme l’école primaire de St-Georges-de-Windsor où trône en sa devanture, un amalgame d’alliages formant un magnifique dragon ailé.

Ces œuvres sont la réalisation d’Indra Singh, un sculpteur engagé dans son milieu, qui du fond de son atelier personnel situé dans les hauteurs de Notre-Dame-de-Ham, recueille, travaille et transforme la ferraille de toutes sortes, afin de leur redonner vie au travers de créations uniques, reliant du même coup la nature et l’histoire. «J’aime beaucoup travailler à partir de matières recyclées, car en plus de créer des œuvres, ça me permet d’apporter mon humble contribution à l’assainissement de la planète en éliminant des déchets de fers qui très souvent peuvent trainer ici et là pendant des années. Évidemment, il arrive que je doive utiliser de la matière neuve, mais généralement pour ne pas dire presque exclusivement, il s’agit de ferraille, comme peut en témoigner les quelque 80 tonnes de matières utilisées dans l’ensemble de mes sculptures jusqu’à maintenant, elles qui sont entièrement faites à la main, sans outils mécaniques autres que des systèmes de poulies.» De confier fièrement M.Singh.

Selon les dires de l’artiste, le temps de conception de ses sculptures d’envergures peut osciller entre 300 et 400 heures de labeurs, afin d’atteindre le résultat désiré. Une nouvelle œuvre verra le jour au cours des prochains mois alors qu’une réalisation particulière devrait faire son apparition sur une parcelle du terrain de l’ancienne église de St-Adrien, généreusement offerte par l’auteur-compositeur et interprète bien connu Pilou. «Il est important de spécifier que la majeure partie de ces œuvres sont en expositions permanentes, ce qui veut dire qu’il s’agit bien souvent d’un partenariat de propriété et d’investissements entre les différents intervenants du milieu qui cautionnent l’installation de la sculpture et l’artiste. Mon objectif en création est donc de trouver le montage, qui saura faire transpirer aux visiteurs, le cachet unique et personnel de l’endroit où il sera installé,» de conclure le sympathique gaillard.

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