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7 juillet 2015 - 02:50 | Mis à jour : 14 juillet 2015 - 15:50

GÉNÉALOGIE: La Musique des noms

En écoutant attentivement la musique des noms, on peut parfois les associer à une signification. Il ne faut pas se fier à l’orthographe des noms de famille parce qu’il n’y a pas eu de règles d’écriture avant le 19e siècle et la majorité de nos ancêtres illettrés ne savaient pas comment épeler leur nom. Alors, les écrivains orthographiaient les noms de famille au son comme ils les entendaient.

Comme il suffisait de connaître le son des lettres de l’alphabet pour savoir écrire, les noms de famille s’écrivaient uniquement selon les fantaisies auditives de chacun. Si une personne illettrée demandait à un écrivain public de lui écrire une lettre, l’écrivain comptait le nombre de caractères alphabétiques utilisés dans la lettre pour déterminer le prix de son travail. C’est ainsi que des noms généralement courts tels Arseno sont écrits aujourd’hui de plusieurs façons comme Arsenault, Arseneau, Arseneault, etc. Il falloit simplement avouère la connoissance du son des lettres de l’alphabet pour écrire (Note à la révision : il n’y a pas de faute d’orthographe dans la phrase qui précède).

Donc, il faut comprendre que le roi François Premier était en fait Français Premier, homme d’État et premier citoyen de la France. Dans les noms de famille, nous avons les Sirois, les Seray et les Céré. Si on ne fait jouer que le son de ces noms différents en apparence, on devine facilement qu’ils désignaient un très vieux métier ancestral : les ciriers. Avant le 17e siècle, nos ancêtres ne portaient qu’un seul nom.

À cause de l’accroissement démographique, il devenait de plus en plus difficile de les distinguer les uns des autres. C’est alors que nos ancêtres ont commencé à ajouter leur métier ou toute autre caractéristique personnelle à leur nom unique pour se distinguer de leurs homonymes. Les ciriers sont de ceux-là. Et les ciriers étaient très nombreux à cause des nécessités de l’époque.

Les ciriers étaient des ouvriers travaillant la cire, des marchands de cire et de bougies. La cire servait entre autres à fabriquer des chandelles pour l’éclairage (pas d’électricité à l’époque), chauffage et éclairage des couloirs de châteaux, vêtements cirés pour les gens de mer, scellant pour les écrits, etc. Le premier du nom Cirier en Nouvelle-France se nommait Jean Sirois, né vers 1680 à Paris. On pourrait aussi écrire Sirais, Siret, Siré (ou Sire), Cyr, Céré, Seray, etc. Il y eu aussi les familles Chandelier qui fabriquaient les supports à chandelles.

Les seigneurs-propriétaires de seigneuries sont devenus des Sieur ou Lesieur. Quand les gens ont commencé à pouvoir lire leur nom, ils ont adopté la première façon trouvée de l’écrire. Ainsi s’expliquent les épellations si nombreuses d’un même nom de famille. Les noms se terminant en et, ois, ais ou ay, se prononcent é. Ne reste plus qu’à faire résonner mentalement la musique du nom et l’on arrive à trouver son origine ou le métier des premiers de ce nom.

Pour des suggestions ou pour s’inscrire aux Beaux dimanches en famille : Société généalogique de Richmond (genealogie@blaquiere.ca).

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