Richmond — Officielle en patinage de vitesse courte piste, Nathalie Duchesne, de Richmond, s’est distinguée par son leadership et par ses importantes responsabilités sur les scènes nationale et internationale. Dans un avenir pas très loin, elle pourrait même arbitrer aux Jeux olympiques…
Déjà, elle a agi comme arbitre en chef aux Championnats canadiens. Elle a aussi assumé les responsabilités d’arbitre au « heat box » sur le circuit World Tour.
Dernièrement, sa compétence a été reconnue lors du Mérite sportif estrien. Dans la catégorie « officiel », elle a gagné le Victor Chantal-Navert. Son professionnalisme, la rigueur de ses décisions et son esprit de collaboration lui ont valu cette reconnaissance.
Comme arbitre, Mme Duchesne possède son niveau 4, à quelques pas de pouvoir arbitrer des compétitions internationales, comme les Jeux olympiques.
« Je m’assure à ce que les patineurs soient sur la glace à temps et qu’ils portent leur puce électronique pour leur temps. Comme arbitre en chef, il faut gérer la compétition pour qu’elle soit conforme aux règlements. »
C’est grâce à sa fille, Amelia Blinn, si Mme Duchesne s’est un jour intéressée à l’arbitrage en patinage de vitesse courte piste. Sa fille a pratiqué le patinage de vitesse dès l’âge de sept ans et jusqu’à la pandémie.
En mars 2020, alors qu’elle avait 15 ans, Amelia était l’une des 32 patineuses invitées à Calgary pour participer à des essais pour l’équipe nationale junior du Canada. Le 11 mars de la même année, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie de Covid était une pandémie mondiale. Les essais n’ont jamais eu lieu.
Dans les estrades…
« Dans les estrades, lorsque ma fille patinait, je me suis mis à m’intéresser aux règlements. La meilleure façon de bien comprendre, c’est de devenir arbitre. J’ai donc décidé de m’engager », raconte l’officielle.
« Dans ce domaine, ajoute-t-elle, le travail d’équipe est très important. Ça prend aussi une ouverture d’esprit ; nous sommes là pour les patineurs. Il faut aussi prendre des décisions rapidement. Il faut être capable de prendre de la pression. Quelques fois, des entraîneurs ne sont pas contents d’une décision. Calmement, il faut alors la défendre. »
Bien sûr, Mme Duchesne a suivi avec beaucoup d’intérêt les derniers Jeux olympiques à Milan. « En plus des patineurs que nous connaissons, il y a Michel Dumont. C’est mon supérieur immédiat et il est officiel à Milan. Le sport prévoit un âge de retraite obligatoire et c’était sa dernière chance d’être choisi comme arbitre aux Jeux olympiques. Nous sommes très heureux pour lui. C’est un honneur qu’il mérite amplement », souligne Mme Duchesne.
En fait, pour respecter l’âge de la retraite obligatoire (65 ans), il ne lui reste que trois Jeux olympiques pour réaliser un de ses rêves : y prendre part comme arbitre. « C’est possible. Ce serait toute une expérience. Il me reste encore une quinzaine d’années », de dire Mme Duchesne.
D’ici là, elle prendra part aux prochains Jeux du Québec à Blainville.
Sa fille, Amelia, est également devenue arbitre en patinage de vitesse courte piste. Pour elle, il lui reste une dizaine de Jeux olympiques pour accéder à l’arbitrage international.