Val-Saint-François — Candidat du Parti québécois dans la circonscription électorale de Richmond, Bernard Sévigny entend bien se servir de son expertise pour mener à terme les dossiers locaux s’il est élu le soir du 5 octobre prochain.
« La proximité avec les électeurs est importante. C’est ce que j’ai expérimenté durant 16 ans au conseil municipal de Sherbrooke, comme conseiller, puis comme maire. Je serai sur le terrain et à l’écoute des citoyens. Pendant 16 ans, toutes les deux semaines, il y avait la période de questions. Les citoyens venaient faire part de leurs besoins et de leurs problèmes. Notre travail, c’était de prendre des décisions pour améliorer l’environnement et le milieu de vie de la population. C’est ce qui me ramène en politique », souligne M. Sévigny, lors d’une entrevue accordée au journal Actualités — L’Étincelle.
Il dit vouloir être près des organismes et des municipalités. « C’est un milieu que je connais extrêmement bien. Je connais les enjeux et les problèmes des municipalités, la gouvernance. Comment ça fonctionne. Je comprends très bien le fonctionnement du ministère des Affaires municipales pour y avoir été pendant deux ans. Je serai près des intervenants et près des gens qui vont faire appel à mes services », de dire le candidat du Parti québécois.
Dans un premier temps, s’il est élu, il verra à former une équipe de bureau de comté qui connait les rouages de la politique. D’ailleurs, Étienne Vézina, son directeur de cabinet à Sherbrooke durant huit ans, sera le directeur de bureau de la circonscription électorale. « Il faut bien connaître la machine pour être efficace et il est habitué de travailler avec le monde », insiste M. Sévigny.
Priorités
Les infrastructures sont au cœur des préoccupations du candidat péquiste. « Dans chacun des cas, que ce soit la bibliothèque municipale à Windsor ou l’hôtel de ville à Richmond et à Saint-Denis, que ce soit pour les installations sportives à Richmond, il y a des enjeux d’infrastructures à travers divers programmes. Nous allons piloter et faire le suivi de ces projets-là. Je la connais, la machine aux affaires municipales. Il y a des problèmes d’infrastructures de façon générale avec la croissance de la population », affirme M. Sévigny.
Il soutient que le Parti québécois possède la meilleure équipe économique, ce qui permettra d’aider les PME de la région à passer à travers les pressions exercées par Donald Trump. « C’est un aspect qui a été négligé par la CAQ, qui favorisait un soutien aux mégas entreprises étrangères qui venaient s’installer au Québec. Dans certains projets, nous avons perdu beaucoup d’argent », déplore le candidat du PQ, en précisant que son gouvernement va diminuer de 20 % la charge fiscale des PME.
Déménagement du poste de la SQ
Sur certains dossier, l’ex-maire de Sherbrooke demeure prudent, dont celui du déménagement du poste de la Sûreté du Québec de Richmond à Windsor. « Est-ce que le site à Windsor est adéquat d’un point d vue de l’accessibilité ? C’est le genre de critère qui va être observés par la SQ et par la Société immobilière du Québec. Il y a un pont à Windsor et il y en a deux à Richmond. Il va falloir voir où on en est. Ça fait quinze ans que ça traîne ce dossier-là. Il faudra bien connaître la machine. Il faut parler aux bonnes personnes. Souvent, ce sont dans les cabinets que l’information circule. À la MRC, il y a maintenant des réticences. C’est un dossier qui n’est pas très clair politiquement. Il faut donner l’heure juste aux gens concernés, dont les conseils municipaux de Richmond et de Windsor. Le gouvernement du Québec se positionne où ? Nous ne le savons pas », de dire M. Sévigny.