Val-Saint-François — En campagne électorale, les candidats des différentes formations politiques rencontrent les maires des municipalités de la MRC du Val-Saint-François. Mais à quoi donc s’attendent les élus municipaux à la suite de l’élection d’un nouveau député dans la circonscription électorale de Richmond ?
À Windsor, de façon plus générale, le maire Gaétan Graveline espère que le gouvernement en place saura aider les municipalités dans la réfection des infrastructures. « Nous frappons un mur. Il faut que le gouvernement trouve une façon de financer une partie des travaux. À Windsor, nous fêtons notre 150e et nous avons des tuyaux datant de 130 ans », de dire le premier magistrat, en mentionnant que le gouvernement du Québec doit aussi alléger les lourdeurs administratives.
Bien sûr, l’intersection de la rue Maurice-Bachand et de la route 249, près du Maxi, est au cœur des préoccupations du maire de Windsor. « Il faut rendre cette intersection conforme. Et ça coûte les yeux de la tête. Il faut que le ministère des Transports et de la Mobilité durable mette de l’eau dans son vin. Les demandes du MTQ sont beaucoup trop élevées par rapport à nos moyens », soutient M. Graveline.
Le déménagement du poste de la Sûreté du Québec de Richmond à Windsor demeure une priorité. « Nous avons réservé un terrain pour ça et il faudrait un jour savoir si ce projet va se réaliser. Ça traîne depuis trop longtemps. Le dossier est tombé entre deux chaises; il faudra qu’on nous réponde », déplore le premier magistrat.
Selon lui, les subventions pour la construction de la bibliothèque devront être revues à la hausse pour compenser l’augmentation des coûts. « Il faut que le gouvernement trouve un plan B, soit en aide financière ou en restructurant le projet », insiste-t-il.
Richmond
Le déménagement du poste de la SQ de Richmond à Windsor soulève aussi plusieurs interrogations. « Tout comme la Société québécoise des infrastructures, nous sommes en train d’investir des sommes dans le bâtiment actuel. Éventuellement, nous allons perdre notre salle de conseil pour faire plus de place à la SQ. Il y a donc un enjeu. Nous serons dans l’obligation de construire un nouvel hôtel de ville. Et si la SQ déménage finalement, ce ne sera pas un geste apprécié par les citoyens. Nous essayons d’avoir une réponse. Mais, à l’heure actuelle, c’est le néant.
Un vaste projet de réfection des installations sportives dans le secteur de l’aréna P.E. Lefebvre et de la Place des loisirs doit être réalisé sous peu à Richmond. Les coûts sont évalués à 4,7 M$, mais les subventions des gouvernements tardent à venir.
« Je m’attends à avoir un appui du nouveau député élu. C’est un projet très important pour la communauté de Richmond », de dire Kevin Stoddard, maire de Richmond.
Le premier magistrat souhaite que le nouveau député élu soit très présent sur le terrain comme son prédécesseur de la CAQ, André Bachand.
« Il y a des députés qu’on ne voit presque pas. Nous souhaitons de la proximité de la part du député de Richmond. Au fédéral, avec Eric Lefebvre, nous ne pouvons demander mieux. Il est là à tous nos événements. C’est énormément apprécié », soutient M. Stoddard.
Saint-Denis-de-Brompton
« À Saint-Denis-de-Brompton, depuis les dix dernières années, la municipalité a connu une croissance importante de l’ordre de 36 %, ce qui nous amène aujourd’hui à une population 5136 citoyens (au 1er janvier 2026). Il y a donc l’enjeu des infrastructures », de dire Daniel Veilleux, maire de Saint-Denis-de-Brompton.
En réalité, la municipalité a appliqué pour deux programmes du gouvernement. « Il y a bien sûr la conversion de l’aréna en centre multisports. Nous avons également un projet pour la construction d’un nouvel hôtel de ville. À ce sujet, nous pensions avoir des nouvelles au printemps. Mais ça n’a pas été le cas », de souligner le premier magistrat.
La présence d’amiante a aussi été au cœur des discussions avec les candidats. « Ça nous retarde dans plusieurs projets. C’est une contrainte importante. À l’origine, le projet de la côte de l’Artiste devait coûter 3,2 M$. Ça a finalement coûté 5,9 M$ », déplore M. Veilleux.
L’enjeu de l’usine de traitement des eaux usées, tout comme la construction d’une deuxième école, a été abordé lors de ces rencontres.
« Nous avons également parlé de certaines aberrations. Par exemple, au lac Montjoie, il faut s’assurer que l’agrandissement du parc du Mont-Orford ne vient pas menacer l’environnement. Il s’agit d’un des plus beaux lacs au Canada où il n’y a pas d’espèces aquatiques envahissantes. Tous les riverains se sont engagés à ne pas donner accès aux embarcations extérieurs au lac. Il y a juste la Sépaq qui n’est pas d’accord », s’insurge le premier magistrat.