Actualités-L’Étincelle — André Bachand, député de Richmond à l’Assemblée nationale, n’a pas encore fait son choix en ce qui concerne celui ou celle qui succédera au premier ministre François Legault.

En revanche, le député confirme que certains candidats potentiels ont déjà communiqué avec lui pour obtenir son appui. « Et il y en aura d’autres ; c’est certain », ajoute M. Bachand, dans une entrevue accordée au journal Actualités-L’Étincelle.

Il n’a toutefois pas voulu préciser qui l’a contacté. « La course ne fait que commencer. Je vais prendre le temps d’y penser. J’ai déjà reçu des appels de personnes intéressées à prendre la place de M. Legault. Avec tout ce qui se passe en politique pour nous, c’est comme après un bon repas, il faut prendre le temps de bien digérer afin d’éviter une indigestion. Les trois prochains mois seront très occupés. Nous avons des dossiers à faire avancer », mentionne-t-il.

« Je ne suis pas surpris que M. Legault quitte. Cependant, le premier ministre avait convaincu tout le monde qu’il restait. Je comprends très bien sa décision. Le matin même, il y avait un sondage qui donnait seulement 11 % à la CAQ. Il y avait certainement des sondages internes qui donnaient des résultats similaires. Il a pris la bonne décision. Il a fait ça d’une façon très élégante. Il avait vraiment l’air d’un premier ministre », commente le député Richmond.

Selon lui, M. Legault laisse tout un legs au peuple québécois. « Il faut parler de la laïcité et du fait français. C’est extrêmement important. Bien sûr, il y a plusieurs dossiers économiques. La régionalisation d’Investissement Québec a porté fruit en Estrie. Les legs sont immenses : par exemple, le tribunal spécialisé sur les violences sexuelles et conjugales. Il a donné plus de pouvoirs aux pharmaciens. Le financement prévisible aux organismes communautaires est un autre bel exemple. Il y a un legs énorme. Au cours des dernières années, au lieu de parler de référendum et de fédéralisme, nous avons parlé du Québec. »

L’usure du pouvoir et de l’image a eu raison du premier ministre actuel. « Ça fait deux mandats. Quand ça fait 25 ans que tu es en politique active, les gens peuvent se dire qu’il est peut-être temps de passer à autre chose. Il faut savoir quand arriver et il faut savoir quand partir », de dire le député de la CAQ.

Malgré la course à la chefferie, à moins d’un an des élections, M. Bachand entend bien régler certains dossiers dans sa circonscription électorale.