À ceux qui sont fiers d’attirer ces bêtes dites « sauvages » (et qui devraient le rester) sur leur terrain, il faut que je vous dise : la maladie de Lyme, vous connaissez ?

Eh bien, les chevreuils transportent des tiques qui se laissent tomber un peu partout chez vous. Ainsi, la malchance d’être atteint de cette maladie se décuple pour vous et vos enfants. Si une médication n’est pas administrée assez rapidement, des symptômes cutanés, articulaires, neurologiques ou cardiaques peuvent vous hypothéquer ainsi que vos enfants pour des mois, voir des années. Ça vous intéresse ?

Même vos petits amis sont à risques, puisque l’alimentation artificielle que vous leur offrez peut leur causer des maladies et même la mort. De surcroît, ils sont exposés à des collisions avec des véhicules urbains.

Plusieurs d’entre vous seront d’accord sur le fait que leur présence s’aggrave avec les naissances annuelles. Il faut cesser cette pratique de les nourrir pour que, progressivement, ils retournent dans leur environnement naturel.

En aide à cette dynamique, la loi qui interdit de nourrir les chevreuils doit avoir une application plus mordante ; cela a assez duré. 

Ainsi, les citoyens pourront bénéficier à nouveau de leur jardin : manger ce qu’ils ont semé, planté. Ceci n’est plus le cas depuis plusieurs saisons. Ils pourront voir leurs plantes fleurir, ce qui n’est plus arrivé depuis longtemps.

Ils n’auront plus à déguiser leur espace et engendrer des dépenses pour des clôtures, des répulsifs et s’évertuer à trouver des trucs pour conserver leurs biens.

Quand nous vivons en société, nous devons réfléchir à l’impact de nos désirs sur la communauté. La venue des chevreuils en ville peut avoir plu à certains, mais, en même temps, causé beaucoup de dommages à d’autres.

Personne ne souhaite que les coyotes deviennent eux aussi des intrus urbains. Une réflexion s’impose.

 

Les Jardins de Windsor et Marielle Caron