Richmond — C’est sur division que la taxe de 35 $ sur l’immatriculation des véhicules de promenade (TIV) a été approuvée lors de la séance du 21 janvier de la MRC du Val-Saint-François. Le but est de financer le transport collectif.

En fait, les maires de la MRC du Val-Saint-François avaient le choix entre deux options : la taxe sur l’immatriculation ou une somme perçue par la taxe foncière. Une majorité a opté pour la TIV.

En revanche, Alexandre Roy, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton, Etienne-Alexis Boucher, maire de Stoke, et Patrick Bernier, maire de Val-Joli, ont voté contre l’imposition d’une taxe de 35 $ sur les immatriculations des véhicules de promenade pour financer le transport collectif.

Alexandre Roy, maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton, n’a pas voté contre le fait de financer le transport collectif. Il dit avoir manqué de temps pour bien évaluer l’impact des deux options. « Nous avons pris une décision rapide. C’est un dossier qui avait été discuté par les anciens élus. Il y a neuf nouveaux maires qui arrivent à la MRC. La décision était vite à prendre pour un dossier aussi important », mentionne M. Roy.

Selon lui, il y a du bon et du moins bon dans les deux options.

« Avec la taxe sur l’immatriculation, c’est une façon d’aller chercher de l’argent sans toucher les projets municipaux. Avec la taxe foncière, c’est une façon d’être plus équitable envers tout le monde. Avec la TIV, on cible les propriétaires de véhicules de promenade. Les industries et les commerces ne paieront rien », de dire le maire de Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Le maire de Stoke s’est opposé à la taxe de 35 $ sur les immatriculations. « Dans le communiqué de la MRC, c’était comme si tous les élus étaient d’accord. Ce n’est pas le cas. C’est une décision amenée par mon conseil. Pour nous, c’est évident que la taxe sur l’immatriculation ne touche que les propriétaires de véhicules de promenade. Les grandes compagnies ne sont pas affectées. Certaines multinationales possèdent du terrain et elles sont ainsi épargnées. Elles ne contribueront donc pas au transport collectif. Nous ne voyons aucune bonne raison d’épargner Domtar ou BRP dans l’effort collectif que nous devons fournir pour le transport collectif. Nous aurions également pu opter pour une position hybride, un mélange entre la taxe foncière et la taxe sur l’immatriculation », de dire Etienne-Alexis Boucher.

À Val-Joli, le conseil s’était déjà penché sur la question en commandant un sondage mené auprès de sa population.

« Dans ce sondage, en majorité, les gens ont choisi la taxe foncière. C’est dans cette optique que nous avons voté. À Val-Joli, nous sommes une municipalité principalement rurale et il est difficile d’avoir un transport collectif qui a un certain sens, vu l’étendue du territoire. Et avec la taxe sur l’immatriculation, c’est le contraire du principe de l’utilisateur-payeur. En fait, on pénalise ceux qui ont des voitures. Je suis pour un transport collectif à la hauteur de nos moyens dans un contexte rural », souligne Patrick Bernier, maire de Val-Joli.