Windsor  — L’itinérance dans le Val-Saint-François existe, surtout en période estivale ; elle prend différentes formes. La Maison de la famille Les Arbrisseaux met de l’avant un nouveau programme d’accompagnement en logement s’adressant aux locataires et aux propriétaires.

Dans ce sens, un intervenant à temps plein a été engagé par la Maison de la famille pour venir en aide aux personnes sans logement ou sur le point de le devenir. Il est en fonction depuis le mois de mai. Un deuxième devrait se joindre à l’équipe sous peu.

« Grâce à une subvention, nous avons pu développer ce programme pour travailler avec les personnes sans domicile fixe. Nous pouvons aussi intervenir lorsqu’une personne reçoit un avis d’éviction et qu’elle ne sait pas où aller », souligne Marie-Claude Tardif, directrice générale de la Maison de la famille Les Arbrisseaux.

Ainsi, la Maison de la famille a engagé Elyas Adel comme intervenant de proximité itinérance et logement. Il offre en fait un accompagnement bienveillant et sans jugement aux personnes en situation précaire afin de les aider à stabiliser leur parcours de vie et à retrouver un chez-soi.

L’intervenant facilitera leur accès au logement en assurant un suivi attentif, tant avant qu’après l’entrée dans les lieux. Il demeure un point de contact pour soutenir la relation entre les deux parties impliquées.

« Ce n’est pas juste de trouver un logement. Il faut les accompagner pour qu’ils puissent les garder. C’est un suivi assez intensif. Nous commençons par créer le lien avec la personne. Ça peut être une personne qui campe sur le bord de la rivière ou une autre qui dort dans son auto. Il ne faut pas trop s’interposer ; ça prend donc un certain temps. Nous visons bien sûr la réintégration dans un endroit où il y a un toit », de dire Mme Tardif.

Même si la personne se trouve un logement, le travail de la Maison de la famille n’est pas terminé. « Nous pouvons aussi la référer vers d’autres services. Nous pouvons entre autres l’aider dans une démarche de recherche d’emploi. Nous allons l’aider à faire un budget. C’est donc un suivi qui correspond à plusieurs rencontres par semaine. Il est important que les gens puissent garder leur logement à long terme. C’est le but ultime de tout ça », indique la directrice générale.

Si la personne sans abri a d’autres problèmes, comme la toxicomanie ou la maladie mentale, la Maison de la famille pourra la diriger vers d’autres ressources adaptées. 

« Il faut vraiment cerner la cause qui a provoqué la perte de logement. Il ne s’agit pas uniquement de trouver un loyer à une personne. Nous devons l’accompagner pour que ça ne se produise pas. Il faut que ça se déroule bien, autant pour le locataire que pour le propriétaire », soutient Mme Tardif. 

Après la date du 1er juillet, il reste encore des gens qui se cherchent un logement. « Ce n’est pas tout à fait régler pour cette période de déménagement. Il y a de l’itinérance cachée. Des personnes qui dorment chez l’une ou l’autre. Ce ne sont pas des personnes visibles, mais leur situation n’est vraiment pas idéale », de dire la responsable de la Maison de la famille. 

« Et on peut dire que personne n’est à l’abri de ce genre de situation », de conclure Mme Tardif, en ajoutant que la Maison de la famille doit intervenir en moyenne dans une quinzaine de cas par année.