Richmond — Parce que la Ville de Richmond a décidé de ne pas renouveler une entente de service, c’est avec une grande déception que la Corporation du Pays de l’ardoise met un terme aux activités du bureau touristique et à la tenue du Festival du cirque.

« Récemment, le nouveau conseil municipal a choisi de ne pas renouveler une entente de services avec la Corporation, préférant une subvention ponctuelle au projet, sans stratégie globale de revitalisation (du centre-ville). À la suite de cela, la Corporation doit revoir son plan d’action pour l’année à venir, mettant en pause à regret la gestion du bureau touristique, sa boutique et la programmation du festival du cirque », mentionne la Corporation du Pays de l’ardoise dans un communiqué.

« Cette entente-là avait déjà pris fin avec le conseil municipal précédent. Ils ont décidé de ne pas renouveler pour 2025. Quand le nouveau conseil municipal est arrivé, nous leur avons proposé une offre de services pour renouveler l’entente. Ils n’ont pas voulu aller de l’avant. Ce qu’ils nous offrent comme sous, ce n’est pas suffisant », de dire Raymonde Brossard, présidente du conseil d’administration de la Corporation du pays de l’ardoise.

En fait, la Corporation demandait 90 000 $ alors que la subvention offerte par la Ville de Richmond ne dépassait pas les 30 000 $.

« Il n’y aura donc pas de bureau touristique cet été. C’est pareil pour notre boutique et pour le Festival du cirque. Pour le bureau touristique, c’est nous qui détenons l’accréditation et elle n’est pas transférable. Nous sommes déçus par cette décision du nouveau conseil municipal. Nous aurions aimé poursuivre. Nous sommes conscients qu’il y aura des impacts négatifs pour la communauté », déplore Mme Brossard.

En réalité, le principal mandat de la Corporation consistait à revitaliser le centre-ville de Richmond. « C’est à la Ville d’investir les sommes nécessaires pour la revitalisation du centre-ville. Ce n’est pas à nous à le faire bénévolement. Les raisons que la Ville nous a données n’ont jamais été très claires. Il n’y a pas eu de discussions préalables ; on nous a simplement transmis une résolution du conseil par courriel », s’insurge la présidente du conseil d’administration.

La direction générale de la Corporation a donc dû être abolie. « L’été dernier, nous avons quand même opéré le bureau touristique sans direction générale, mais de façon bénévole », de dire Mme Brossard, en mentionnant que le Pays de l’ardoise comprend aussi Melbourne, Cleveland, Ulverton et Kingsbury.

« C’est une situation très malheureuse. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris cette décision. Malgré ces changements, la Corporation reste déterminée à poursuivre sa mission de favoriser et promouvoir le développement culturel, touristique, économique et social de la région du Pays de l’ardoise », termine la présidente.

La Corporation continuera d’exister, mais, pour l’instant, elle se concentrera sur la publication du journal L’Ardoise.