Windsor — Ils sont discrets, mais très efficaces. Les jardiniers du Jardin communautaire de Windsor sont à l’œuvre comme toujours pour faire pousser des légumes et des fines herbes dans un esprit de collaboration.
En fait, le jardin communautaire de Windsor, situé devant le 124 rue Watopeka, regroupe 13 jardiniers se partageant 18 lots de 3 mètres sur cinq mètres. Il n’en coûte que 20 $ par saison. D’une façon étonnante, il n’y a pas de liste d’attente, le jardin actuel réussissant à répondre à la demande.
« Nous ne faisons pas trop de publicité. C’est plus du bouche-à-oreille. Chaque année, il y a deux ou trois personnes qui sont initiées à notre jardin communautaire. Souvent, ils abandonnent. D’année en année, il y a donc un certain roulement. Il n’y a pas de liste d’attente. Nous avons pu répondre au besoin de la communauté », de dire Louise Tremblay, coordonnatrice du jardin communautaire pour le Centre d’action bénévole de Windsor et région.
D’ailleurs, les gens intéressés par le jardin communautaire n’ont qu’à communiquer avec Mme Tremblay, au Centre d’action bénévole (819 845-5522). « Les lots sont attribués au printemps. À partir de la demande, nous faisons la répartition des lots. Ça coûte 5 $ pour être membre et 20 $ par année pour un lot de trois mètres sur cinq mètres », souligne la coordonnatrice.
Souvent, le jardin communautaire accepte des plants provenant des Tabliers en folie. « La plupart partent tous leurs plants dans leur appartement. Ils font pousser leurs semis. Et il y a beaucoup d’entraide entre tous », soutient Mme Tremblay.
« Certains réussissent bien avec les tomates, ajoute-t-elle. Ils donnent leurs trucs à l’autre, qui, lui, a beaucoup de succès avec les poivrons. L’autre, ce sont les concombres… Il y a donc un bel échange entre les jardiniers du jardin de communautaire de Windsor. »
La coordonnatrice s’assure bien sûr que l’eau fonctionne bien. « Il y en a qui ont besoin de faire grimper; ils font donc des structures. Pourvu que les gens à l’automne ramassent ce dont ils ont eu besoin pendant la saison. Ils doivent les entreposer pour l’année suivante », soutient Mme Tremblay.
Le jardin communautaire reçoit le soutien de la Ville de Windsor, qui fournit le compost en début de saison. « Les gens n’ont pas à aller chercher leur compost; c’est une grosse affaire. La Ville vient même nous le déverser ici », de dire la coordonnatrice.
À la fin de la saison, sous un chapiteau monté dans le jardin, il y a la traditionnelle fête des récoltes. « C’est à la fin du mois de septembre. Nous engageons des musiciens. Il y a des hot-dogs et du maïs. C’est vraiment très agréable », mentionne-t-elle.
« Le but, c’est d’aider les personnes qui vivent seules tout en agrémentant leur assiette. Au départ, quand le projet est né, c’était vraiment pour aider les gens dans le besoin qui vivaient dans les HLM. C’était la motivation de la Ville. Maintenant, c’est ouvert à tous », termine Mme Tremblay.