Windsor — C’est finalement Marc-André Noël, assistant-gérant au Maxi de Windsor, qui a mérité le titre de « meilleur boss » dans le cadre d’un concours annuel organisé par R3USSIR et par le mouvement Employeurs engagés pour la réussite éducative en Estrie, en collaboration avec les carrefours jeunesse-emploi de l’Estrie, dont le Carrefour jeunesse-emploi du comté de Johnson.

Il s’agissait en fait de la 7e édition de ce concours mis en place pour soutenir la conciliation études-travail.

Du 16 mars au 12 avril, des jeunes de toute la région de l’Estrie ont été invités à souligner les gestes concrets posés par leur employeur pour soutenir leur conciliation études-travail. Cette année, le concours a connu une forte hausse de participation, avec plus de 500 jeunes ayant pris le temps de reconnaître le soutien de leur boss. Dans le Val-Saint-François, une vingtaine de candidatures ont été soumises.

Au total, neuf employeurs ont été reconnus pour leur engagement exceptionnel envers la réussite éducative de leurs étudiants-employés et stagiaires.

Val-Saint-François

Dans la MRC du Val-Saint-François, c’est Marc-André Noël, assistant-gérant au Maxi de Windsor, qui a mérité les honneurs.

Selon la candidature soumise, il s’agit d’un modèle d’employeur conciliant avec les horaires, qui explique bien les tâches et donne des remarques constructives, qui respectent ses employés et montre qu’il apprécie le travail effectué.

« Mon boss reste aux caisses et il n’hésite pas à nous venir en aide quand on en a besoin. Il nous donne des remarques constructives, ce qui aide à avoir un bon environnement de travail. », soutient Hailley McLaws, 16 ans, étudiante à l’école secondaire du Tournesol.

D’autres employeurs ont également retenu l’attention des jeunes pour leur engagement envers la réussite éducative et leur soutien au quotidien. Jeanne Dionne, du restaurant La Desserte, à Richmond, est reconnue pour sa générosité, son dévouement pour les activités d’équipe et sa compréhension de la réalité d’étudiants ; Marie-Claude Houde, de la Fromagerie Nouvelle-France, à Racine, pour son écoute et sa flexibilité dans les horaires, et la façon dont elle s’investit dans le bien-être de ses étudiants-employés

Enjeu

Concilier études et travail fait partie du quotidien de la majorité des jeunes en Estrie. Si cette réalité peut être enrichissante, elle comporte aussi des risques.

« Travailler pendant ses études, c’est formateur… mais sans encadrement, ça peut rapidement devenir un facteur de risque de décrochage. Les employeurs peuvent réellement faire partie de la solution : de petits ajustements ou gestes au quotidien peuvent faire une grande différence dans le parcours d’un jeune », souligne Lisa Champeau, agente de développement en mobilisation des gens d’affaires chez R3USSIR.

Au-delà des horaires flexibles, ce sont souvent les gestes humains qui marquent le plus : l’écoute, la compréhension, l’intérêt pour le parcours scolaire et la capacité d’adaptation.

« Ce que les jeunes nous disent, ce n’est pas seulement qu’ils veulent des horaires flexibles. Ils veulent se sentir compris, soutenus et respectés dans leur réalité d’étudiant. Un congé en période d’examens, une oreille attentive, un peu de flexibilité… ça peut changer tout un parcours scolaire », ajoute Mme Champeau.

Selon les responsables du concours, puisque 54 % des jeunes de 15 à 29 ans aux études occupent un emploi, il devient essentiel de soutenir cette cause afin d’assurer l’épanouissement socioprofessionnel du plus grand nombre d’individus, et consolider le développement d’une relève compétente et qualifiée.