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15 septembre 2018 - 04:00

Véronique Vigneault en forme au débat régional de la relève agricole

Par Ralph Côté, Journaliste

Comté de Richmond (RC) – La candidate du Parti québécois dans Richmond, Véronique Vigneault, participait le 5 septembre au débat régional organisé par le Syndicat de la relève agricole de l’Estrie au centre Richard-Gingras, situé à l’arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville de Sherbrooke qui est à l’une des extrémités du comté de Richmond. Elle a croisé le fer avec Gilles Bélanger de la CAQ dans Orford et de Colombe Landry de Québec solidaire dans Richmond. Dès lors, elle a déploré l’absence de la candidate libérale.

Du reste, plusieurs enjeux ont été soulevés lors du débat, notamment au niveau des transferts et des démarrages d’entreprises agricoles. «Pour soutenir la relève agricole, nous devons impérativement revoir nos façons de faire. Cela passe entre autres par une révision du mandat de la Financière agricole et surtout par une transformation du Fonds d’investissement en relève agricole pour le rendre plus généreux, accessible et audacieux. La relève doit bénéficier du capital nécessaire pour se lancer, car nous souhaitons des agricultrices et agriculteurs propriétaires, non pas locataires».

La candidate estime s’être démarquée, particulièrement face à son vis-à-vis caquiste, dont de la question de la valeur foncière des terres agricoles et du rôle du gouvernement. «Si M.Bélanger et son parti croient que l’augmentation du prix des terres agricoles est un phénomène trop complexe pour intervenir, je suis plutôt d’avis qu’il y va de la responsabilité de l’État de s’assurer que l’on ne détourne pas les terres agricoles de leur vocation première, et ce, au profit de la spéculation foncière et au détriment de la relève», d’ajouter MmeVigneault.

Tout au long de la rencontre, la candidate péquiste a identifié des engagements positifs à retenir autant que des problèmes dans le domaine agricole. De la détresse psychologique aux services flexibles dans les CPE et garderies autant que les horaires atypiques. Elle considère qu’il faut réellement répondre aux besoins de la relève et du monde agricole; il faut en connaitre les réalités, les écouter et cesser de mettre de l’avant la pensée magique et de tout envisager avec des lunettes mercantiles.

Véronique Vigneault a conclu le débat avec un appel bien senti en faveur de l’agriculture et la relève. «Il y a 40 ans, notre assiette était composée à 70% de produits québécois. Aujourd’hui, c’est à peine plus de 30%. Nous devons faire mieux et mettre en place des mesures contraignantes s’il le faut. Les institutions gouvernementales doivent être les premières à agir en ce sens. Il faut ne jamais perdre de vu l’importance, car son impact, tant sur le plan de l’économie que de la vitalité des régions, n’est plus à démontrer: c’est 35 milliards $ annuellement et plus de 500000 emplois. C’est le moteur économique et de développement le plus fort au Québec».

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