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27 mai 2018 - 04:00

Propos et confidences d’une député qui quittera la vie politique

Par Guy-Charles Amnotte, Journaliste

Danville (GCA) – Entre deux rendez-vous assez rapprochés pour Karine Vallières, j’ai pu, m’entretenir avec elle sur « l’après politique ». Voici donc ce qu’elle m’a partagé en substance.

Mme Vallières, par les temps qui courent, on a l’impression de vous rencontrer pratiquement partout en même temps, pour des annonces. Elle qui s’apprêtait à repartir à la course vers une autre destination, sandwich à la main. « Si vous me permettez de manger pendant qu’on jase, ben go ! », lance-t-elle, sous le regard désapprobateur de son attaché politique.

Que ferez-vous après la politique ? « J’entrevois de récupérer le contrôle de mes journées et de ma vie personnelle. Après 6 ans de vie publique aussi intense, je m’ennuie de mes proches et d’une vie plus normale. J’ai envie de vivre et passer à autre chose. »

Justement que ferez-vous ? Oh là là ! On va mettre quelque chose au clair, je n’ai pas droit à une pension à vie comme certains le pensent. Et en tant que « workaholique » à 40 ans, j’espère bien me trouver un emploi ! Pour l’instant, j’ai du boulot plus que ce qui est humainement gérable; tous veulent tout avant la campagne électorale. D’ici là je serai présente dans un maximum d’activités dans les 23 villes du comté.

Mais c’est quoi vos plans après ? Avec tout ce que j’ai vécu durant ces années, j’ai énormément grandi comme personne. J’ai plein d’idées que j’ai gardées en mémoire. Je ne sais pas exactement ce que je ferai. Mais une chose est certaine, je veux continuer à rencontrer des gens et de pouvoir faire une différence, et je veux continuer d’apprendre à être une meilleure personne chaque jour. J’ai une philosophie : j’avais un emploi avant, j’en aurai un après ! Je verrai rendu là les opportunités qui se présenteront et ce dont j’ai envie.

L’attaché politique revient à la charge « faut vraiment y aller cette fois ». Avant de prendre finalement une première bouchée de son dîner, tout en enfilant son manteau vers la sortie, elle me lance, « Mais j’mentirais si je disais que ça ne va pas me manquer. »

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