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13 septembre 2017 - 04:00

Marie-Paule Garant Chamberland et Valérie Massicotte exposent à la Poudrière

Par Ralph Côté, Journaliste

Windsor (RC) – Parents, amis et autres visiteurs, dont la mairesse de Windsor, on été nombreux au vernissage des peintres Marie-Paule Garant Chamberland et Valérie Massicotte qui se tenait dimanche dernier à la Poudrière en présence du directeur Luc Cloutier.

Evoluant aux cours de l’artiste Pierre Jeanson, Mme Garant Chamberland présent un portfolio seize tableaux crées en 2016 et 2017, quelques-uns suivant une approche plus figurative et d’autres de style abstrait.

« Pour l’exposition de cette année, j’ai demandé à Valérie Massicotte, conjointe de mon petit-fils Olivier d’y participer et elle a accepté avec grande générosité. Valérie est une jeune peintre autodidacte qui très talentueuse et audacieuse. Vous pouvez aisément le constater. Un grand merci », souligne Mme Garant Chamberland.

Les deux expositions sont accessibles aux heures d’ouverture jusqu’au 9 octobre prochain.

Marie-Paule Garant Chamberland

J’ai d’abord été mise en contact avec les arts à travers la musique. Je suis née dans une famille où la musique faisait partie du quotidien. Mes parents étaient musiciens ; ma mère était excellente pianiste dotée en plus d’une voix extraordinaire de mezzo-soprano et mon père était trompettiste. La famille comprenait huit enfants, tous jouant différents instruments.

Mon père et quatre de mes frères ont joué pendant plusieurs années dans l’Harmonie de Sherbrooke et dans l’Orchestre symphonique de Sherbrooke. Seul mon frère jumeau, devenu prêtre, n’a pu participer dans ces ensembles. Il avait, par contre, suivi des cours de violon.

Mon frère, Serge Garant, pianiste et avant-gardiste, fut co-fondateur de la Société de Musique contemporaine du Québec qu’il dirigea comme chef d’orchestre pendant 20 ans jusqu’à sa mort en 1986. Pendant ces mêmes années, il enseigna la composition musicale à l’Université de Montréal.

J’ai étudié le violoncelle et le piano pendant quelques années. Le piano est un fidèle ami qui m’accompagne depuis plusieurs décades et grâce auquel je pense avoir transmis à mes enfants (Manon, Martine et Mireille) ainsi qu’à mes sept petits-enfants cet amour de la musique. De façon concomitante, j’ai dirigé la Chorale de Windsor pendant 26 ans et en 1989, j’ai formé L’Ensemble vocal Ouatapeka, lequel a subsisté jusqu’en 1994.

En dehors de la musique, d’autres formes d’art tel que la peinture, le théâtre et la danse ont fait partie de mon environnement familial.

J’ai donc toujours baigné dans cet univers et je me suis ainsi beaucoup intéressée à l’art de la peinture. Après avoir pris ma retraite de la direction de chorales en décembre 2007, j’ai décidé de suivre des cours de peintures sous la direction de Mme Lise Raîche et ce, pendant 4 ans.

En janvier 2010, désirant approfondir mes connaissances en ce domaine et explorer de nouvelles techniques, je me suis inscrite aux cours de l’artiste bien connu, Pierre Jeanson. Je suis toujours son élève. Ce qui m’inspire dans cet art, ce sont les formes et les couleurs. J’essaie de transmettre dans mes tableaux toutes mes émotions en privilégiant les styles contemporain et abstrait.

Valérie Massicotte

Depuis mon très jeune âge, la fibre artistique grandi en moi. Que ce soit par la danse, le chant, l’écriture ou le théâtre, j’ai toujours eu le besoin d’exprimer mes émotions, positives comme négatives ; celles qui restaient coincées au plus profond de mon être. Beaucoup de gens me demandent comment je me suis tournée vers les arts visuels. Je n’ai jamais réellement eu l’intention de suivre des cours ou de côtoyé une personne ayant cette passion. Pour être franche, c’est arrivé sur un coup de tête.

Un jour, j’ai eu l’envie d’acheter une toile et du matériel d’art et j’ai simplement laissé mes doigts aller, sans penser à rien de précis. Connectée à mes émotions et ma musique de yoga, j’ai peint pendant cinq heures sans avoir conscience du temps qui passe. J’ai terminé mon œuvre, soulagée et fière de moi. Ce sentiment-là, la gratitude d’avoir un poids de moins sur les épaules et la tête plus légère, j’ai voulu le retrouver, encore et encore. J’ai donc adopté ce moyen de trouver le bien-être.

Mon processus créatif est un rituel. Lorsque l’envie de peindre survient, je mets mon tablier, m’assoie au sol et allume de l’encens. Sur un fond de musique yoga, je dispose l’ensemble des couleurs autour de moi. Cette méditation m’amène dans une sorte de transe guidée par mes émotions et la nature. Cet état peu m’habiter tout au long de la production de la toile en une séance, sans m’arrêter. Il s’agit de ma première exposition. 

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