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14 juillet 2015 - 15:44 | Mis à jour : 15:50

L'ancêtre des familles Talbot

On connait le premier mariage de l’ancêtre Jean-Jacques TALBOT par un contrat de mariage rédigé à Pointe-aux-Trembles en août 1698 par le notaire Jean-Baptiste FLEURICOURT, de Montréal. Son épouse se nommait Charlotte SOMMEREUX, fille de Noël SOMMEREUX et Jeanne GOGUET, de Montréal. Jean-Jacques TALBOT portait le surnom GERVAIS. Ses parents étaient Nicolas TALBOT et Marie DUCHESNE de la paroisse de S.Gervais dans la ville de Rouen en Normandie (aujourd’hui Seine-Maritime).

Par la musique des noms, on découvre que TALBOT est une mutation du métier de taille-bot qui consiste à tailler et à ferrer les sabots des chevaux. On trouve souvent dans les vieux manuscrits le nom TALBOT écrit TAILLEBOT. De ce premier mariage, Jean-Jacques TALBOT a eu six enfants, dont trois filles et trois garçons, tous mariés à l’exception de sa fille Anne-Françoise décédée en bas âge.

Les contrats de mariage en Nouvelle-France venaient d’une tradition protestante séculaire en France. Les protestants utilisaient ce moyen depuis le 16e siècle pour officialiser leur union puisque la monarchie française ne reconnaissait pas comme valides les mariages religieux célébrés par des pasteurs protestants; les mariages religieux catholiques étaient les seuls reconnus.

Cela ne signifie pas pour autant qu’un contrat de mariage sans un acte religieux catholique atteste du culte protestant des époux. Beaucoup de couples catholiques ont aussi adopté cette coutume protestante pour créer un inventaire des biens que chacun apportait à la communauté matrimoniale; une assurance-famille en quelque sorte.

Charlotte SOMMEREUX est décédée à Montmagny le 23 novembre 1708. Son veuf Jean-Jacques TALBOT dit GERVAIS s’est remarié à Montmagny le 28 avril 1710 avec Catherine LAMARRE, fille de Pierre LAMARRE et Marie PAULET de S.Pierre-d’Orléans (Île-d’Orléans). De ce deuxième mariage avec Catherine LAMARRE, Jean-Jacques TALBOT, dit GERVAIS, a eu trois autres enfants, un garçon et deux filles. Il devait y avoir une malédiction sur le prénom Anne-Françoise puisque celle-ci, comme son homonyme et demi-sœur, est morte en bas âge.
Malgré ces funestes malheurs dans la famille TALBOT dit GERVAIS, quatre fils ont réussi à répandre les noms TALBOT et GERVAIS en Nouvelle-France et au Québec. Toutes les familles GERVAIS du Québec ne sont pas forcément reliées aux familles TALBOT puisqu’il y a eu au moins trois ancêtres du nom GERVAIS en Nouvelle-France, Mathieu (1646), René (1650) et Jean-Baptiste (1676) qui ont aussi laissé une nombreuse descendance de familles GERVAIS au Québec.

Pour des suggestions ou pour s’inscrire aux Beaux dimanches en famille : Société généalogique de Richmond (genealogie@blaquiere.ca).

 

 

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