Asbestos (GCA) – Une quinzaine de membres de la FIQ-Estrie, soit la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, qui regroupe également les infirmières et infirmiers auxiliaires, les inhalothérapeutes, ainsi que les perfusionnistes du bloc opératoire, ont manifesté la semaine dernière devant le Centre hospitalier d’Asbestos. Soumis à la loi 20 du gouvernement depuis avril 2017, afin d’en arriver à s’entendre dans un délai de 18 mois, soit d’ici à la mi-septembre, afin d’entériner la prochaine convention collective, les manifestants ont voulu dénoncer la lenteur actuelle dans les négociations.

Selon la présidente Sophie Séguin, du Syndicat représentant les professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est, qui est venu appuyer ses collègues lors de cette manifestation. Les rencontres à la table des négociations semblent s’étirer beaucoup trop, et être souvent reportées à l’agenda. Comme MmeSéguin mentionnait, «il est presque minuit moins une.», étant donné que l’on va bientôt tomber dans la haute saison des congés pour la saison estivale. Ce qui sera certes difficile de rejoindre l’ensemble des acteurs principaux pour conclure les éléments essentiels de la prochaine convention collective de quelque 5002 professionnels de la santé de l’Estrie.

Actuellement en Estrie il existe 14 différentes conventions collectives pour ses mêmes professionnels de la santé. Cependant le Dr Barette n’en veut qu’une maintenant, afin de représenter tout le monde. Selon MmeSéguin, c’est quelque chose de pensable et faisable, si tout le monde y met du sien, et qu’il y a de vraies discussions sur les enjeux à la table, par des rencontres régulières, d’ici à la fin du délai prévu par la loi20.

Actuellement toujours selon MmeSéguin, la plus grande peur de l’ensemble des membres, c’est que faute de pouvoir en arriver à respecter l’échéancier gouvernemental pour avoir une seule et unique convention collective, au lieu de 14 comme présentement, qu’il y est un décret et une imposition de certaines conditions du travail.