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23 novembre 2017 - 12:48

La « Journée sans achat » contre le « Vendredi fou »

MRC des Sources – La Coalition des associations de consommateurs du Québec invite les consommateurs à être plus futés et à ignorer le vendredi fou.

Le dernier vendredi de novembre est le coup d’envoi de la grande période des achats du temps des fêtes. Événement d’abord initié aux États-Unis, cette journée marquée par une importante offre de soldes de la part des commerçants se nomme le « Vendredi fou » ou le « Black Friday ». Avec l’amalgame de frénésie et de fièvre du magasinage des fêtes, les consommateurs noyés par cette surabondance d’offres commerciales se retrouvent davantage sensibles à ces incitatifs à la dépense.

En réponse à cet événement promotionnel majeur, le Service Budgétaire Populaire (SBP) des Sources invite plutôt les consommateurs à ignorer le « Vendredi fou » et à participer à la « journée sans achat » et à poursuivre une réflexion sur leur manière de consommer ainsi que les impacts de cette surconsommation sur leurs finances personnelles. La « journée sans achat » est une initiative canadienne depuis 1992 et lance un appel au boycott du « Vendredi fou » en effectuant aucun achat lors de cette journée.

Un récent sondage Léger révèle que près d’un jeune adulte québécois sur deux (49%), âgé de 18 à 24 ans dit éprouver du stress pour la période des fêtes alors que 42 % des québécois-québécoises de 25 à 34 ans éprouvent le même sentiment. Chez l’ensemble des québécois-québécoises, c’est 36 % des personnes sondées qui déclarent ressentir du stress pour une raison ou une autre. La crainte de dépasser son budget, la recherche du cadeau idéal, le manque de temps et l’impression d’avoir trop de choses à faire sont les facteurs de stress identifiés par les répondant-répondantes de moins de 35 ans.

Le Service Budgétaire Populaire des Sources et la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) déplorent le fait que de nombreux québécois-québécoises se croient encore obligés d’adhérer à cette frénésie de la consommation et se tracassent avec l’idée de ne pas avoir assez d’argent pour passer une agréable période des fêtes… «Malheureusement, il y a un  danger à considérer la consommation comme la seule façon de vivre un temps des fêtes heureux; certains consommateurs sont enclins à compenser le manque d’argent  par l’utilisation du crédit qui mène à un endettement problématique et des réveils pénibles en début d’année!» souligne madame Véronique Poirier, coordonnatrice du SBP des Sources.

Mais est-il possible de fêter sans se ruiner? « Oui! », répond sans hésiter madame Poirier. « Il faut simplement un peu plus d’imagination : en cadeau on peut offrir une sortie familiale, des certificats-cadeau sous forme de services, des petites gâteries cuisinées de ses propres mains, ou offrir des cadeaux seulement aux jeunes enfants. On peut aussi organiser une soirée de jeux pour s’amuser. Une seule décoration bien choisie, un vêtement coloré et un peu extravagant peuvent mettre dans l’ambiance sans dépenser des sommes folles… », suggère-t-elle.

Et si le consommateur choisit quand même le camp du « magasinage » pour les fêtes, madame Poirier suggère de planifier et d’être plus futés que le crédit. « Il est souhaitable d’établir les moyens financiers dont on dispose vraiment pour le temps des fêtes, sans recours au crédit comme mode de financement. On se fait un budget et on s’y tient pour tout ce qui touche cette période : les cadeaux, réceptions, emballage, nourriture, boisson, déplacements… », rappelle madame Poirier.

Le Service Budgétaire Populaire (SBP) des Sources et la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) invitent les consommateurs à partager sur la page Facebook de la campagne « Des communautés plus futées que le crédit » les moyens et les astuces qu’ils ont instaurés pour festoyer en toute quiétude au point de vue financier. Le partage des idées deviendra une source d’inspiration pour les autres consommateurs.

 

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