Publicité
30 novembre 2016 - 04:00

Couches de coton ou couches jetables?

Par Sophie Marais, journaliste

MRC des Sources – En moyenne, de la naissance jusqu’à l’âge de la propreté, un enfant utiliserait entre 5 000 et 7 000 couches jetables. Il en coûterait ainsi entre 1500 et 2 000 $ alors qu’avec seulement une trentaine de couches lavables pour la même période de temps, cela reviendrait de 500 à 1 000 $. Outre l’aspect financier, les couches jetables pour bébé représentent le troisième déchet en importance dans les dépotoirs du Québec. Afin de minimiser cet impact écologique, des municipalités offrent depuis plusieurs années des subventions aux familles pour l’achat de couches lavables.

En 2006, afin de détourner le plus possible de l’enfouissement les couches jetables utilisées, le Conseil municipal de la Ville d’Asbestos a instauré une subvention sous forme d’aide financière aux familles voulant utiliser les couches de coton lavables. En 2008, 10 personnes en ont fait la demande, et depuis, 3 à 4 personnes se prévalent de ce coup de pouce financier par année. Il faut aussi mentionner qu’en 2013, la municipalité a bonifié cette subvention de 100 $.

«La ville d’Asbestos s’engage à rembourser l’achat d’un minimum de 20 couches de coton lavables, et ce, jusqu’à un montant maximal de 200 $ peu importe la marque. Cette aide sera accordée une seule fois par famille», explique Manon Carrier, trésorière de la ville d’Asbestos.

Pour ce faire, il suffit de fournir une preuve de résidence, d’être enceinte ou avoir un bébé de moins de 18 mois lors de l’achat de couches de coton.

En exclusivité à Asbestos

Depuis son plus jeune âge, Julie Guérette coud. «C’est thérapeutique pour moi. Avec cinq enfants, j’ai cousu beaucoup, aussi par obligation financière. J’aime créer des accessoires qui ont une utilité, qui sont réutilisables et faciles d’entretien», précise-t-elle.

Elle affectionne particulièrement la confection d’accessoires pour bébés. C’est en voyant un produit offert à la boutique Trucs et Astuces d’Asbestos qu’elle a eu l’idée de développer une ligne pour bébé. «J’ai confectionné une sortie de bain qui s’inspire du motif que l’on retrouve sur les étiquettes de produits pour bébés. J’ai par la suite rencontré Nancy et elle a accepté de prendre mes créations en consignes. Je savais que la ville offrait une subvention pour les couches lavables. J’ai donc offert le produit», explique l’artisane qui a quitté son emploi dans le but de démarrer son entreprise. Pour elle, les couches lavables se doivent d’être absorbantes, pratiques, faciles d’entretien tout en demeurant confortables pour le bébé. Elle offre donc actuellement trois modèles, conçus avec des matériaux à faible coût : polyester et coton, tissu absorbant pour l’insertion. Les modèles comportent des fronces, parce qu’elles ont leur utilité, du velcro et des fermoirs en plastique. Elles sont disponibles en trois tailles.

 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Actualités - L'Étincelle se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Actualités - L'Étincelle collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.